Vendredi 24 août 2007

Nous venons de passer 4 jours sur l’île de paques. Nous y avons rencontré 2 jeunes québécoises. Nous etions loges ensemble dans la pension de famille d’Antoine. Il est francais, et s ‘est marie avec Lolita qui est pascuane. Ensemble, avec leurs enfants Richard et Viviane, ils ont rendu notre sejour tres agreable.  De plus, avoir une chambre bien confortable, une salle de bains immense et la cuisine de la maison a notre disposition, c’etait parfait. Cela nous a rendu service car la nourriture est hors de prix et les restaurants encore plus. En effet, l’ile est ravitaillee par cargo et par avion. Tous les produits sont beaucoup plus chers que sur le continent a cause du surcout lie au fret.
Antoine, qui connaît tres bien l’ile nous a donne de precieux conseils. C’est pourquoi nous avons partage la location d’une voiture a 4, pour explorer a notre guise les merveilles et surprises de cette minuscule île au sein de l’océan Pacifique !
Le rythme n’a pas été aussi relax que ce que nous pensions. En effet, ces 2 jeunes filles avaient réussi à s’offrir un séjour sur île avec des billets d’avion bon marche ; la contrepartie était qu’elles n’avaient que peu de temps et elles voulaient en voir le plus possible en seulement 2 jours ! Pour nous, ce fut un avantage. Cela nous a permis de voir les sites une première fois avec elles et de retourner voir nos endroits préfères.

    Tout d’abord, nous avons été très impressionnes par la taille des moais !!! ces statues mesurent en moyenne entre 5,5m et 7m et pèsent 20 tonnes. Le plus grand moai mesure 21m de haut….

    La carrière des moais, Rano Raraku, est notre endroit prefere. C’est tellement étrange de voir les moais a moitie sortis de terre sur les pentes du volcan. Ils ont vraiment l’air vivants et l’on imagine sans peine qu’ils vont enfin sortir de terre, se secouer et se mettre à marcher. C’est surtout leur regard qui leur donne un air humain et mystérieux.


    Et puis on ne peut s’empêcher de se poser des questions, comment ont-ils été tailles, comment ont-ils été transportes, et surtout pourquoi ? comment une population a-t-elle pu venir s’installer ici, si loin des autres terres habitées ? d’où venaient-ils, et une fois de plus  pourquoi?

Nous avons eu un guide extraordinaire, Richard, qui a replacé l’histoire de l’île dans son contexte. Les polynésiens étaient des marins accomplis et sur mer la nourriture ne manque pas. Et en voyageant lors de la saison des pluies, l’eau douce est disponible.
    Avec lui nous avons visite le village d’Orongo situe sur le pourtour du volcan Rano Kau. Tout d’abord, le cratère du volcan est un lac immense, recouvert de roseaux qui forment comme une mosaïque verte. Le ciel se reflète parfaitement dans l’eau. C’est l’endroit le plus beau de l’île pour nous. Nous y sommes allés 3 fois à des moments differents pour observer les changements de lumière….magique.

    Du haut du volcan, nous sommes presque entourés par la mer. Ou que l’on regarde, il n’y a que l’océan et aucune terre. C’est très impressionnant. La mer est tellement vaste que l’horizon n’est plus plat mais bombe ! nous nous sommes vraiment rendu compte que la terre est ronde et que nous étions sur un tout petit rocher au milieu de l’immensité de l’océan.
Le village en lui-même est dédié au culte de l’homme oiseau. Richard a su nous dépeindre l’arrivée de ces oiseaux qui surgissent de nulle part, quelque part dans le bleu de l’océan et qui disparaissent comme aspires. Difficile de ne pas croire à une intervention divine !!
Partout sur l’île gisent des moais. La plupart sont couches et très erodes.

Certains ont été remis en place sur leurs plateformes, mais peu en fait par rapport a la quantité de moais qui existent.

 En effet, sur l’île, il y a 29000 sites archéologiques répertories et nous n’avons fait qu’effleurer la surface de ce patrimoine. Mais les choses commencent à se mettre en place localement pour étudier ces énigmes. Nous avons appris que 2 archéologues pascuans se sont formes. Ils ont pour but de fonder une association et de monter une petite université sur l’île, avec un laboratoire bien équipe pour pouvoir étudier dans de bonnes conditions les richesses qui sont présentes. Une difficulté supplémentaire est que, sur certains sites, il faut faire des excavations de plusieurs mètres à travers les couches de sédiments qui se sont accumulés pendant des années pour en apprendre un peu plus à propos de l’histoire géologique et archéologique de cette île.

Une des plus belles expériences de notre séjour a été de se lever très tôt un matin pour assister au lever du soleil sur un groupe de 15 moais qui ont été restaures dans un site magnifique ! Ce lever de soleil a dure très longtemps et nous a émerveillé. Pendant une demi-heure, le ciel a pris des teintes allant du rose au jaune en passant par toutes les nuances de rouge et d’orange. En plus, nous étions très peu nombreux sur le site et nous avons pu prendre un maximum de photos et même petit-déjeuner face a ces majestueuses statues… Un moment inoubliable !
par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Vendredi 24 août 2007
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par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Vendredi 24 août 2007
Pendant les 6 semaines où nous avons eu la compagnie de Gérard et francoise, le rythme de nos vacances s’est accéléré et nous avons manqué de temps pour faire notre carnet de bord, ainsi que pour rédiger nos emails. En échange de ce rythme effréné, nous avons profité du confort de nous laisser guider par le papa de Cécile qui avait tout préparé d’avance. C’était très agréable de n’avoir à prendre que des décisions simples. Ça nous a fait des vacances !!

Ainsi, debut juillet, nous avons retrouve Gerard, le papa de Cecile et Francoise, son epouse, a l’aeroport de Santiago. C’etait un RDV pris de longue date. Nous arrivions d’Auckland et eux de Mulhouse. Ils ont du nous attendre pendant 6h en arpentant l’aeroport. Les retrouvailles ont ete tres joyeuses !! cela faisait vraiment longtemps que nous n’avions pas vu quelqu'un de la famille et c’etait tres agreable de pouvoir a nouveau converser en francais !!! pendant leur attente, papa et francoise se sont renseignes pour la suite du voyage. Pour aller jusqu'à Arica, au nord du Chili, nous avions le choix entre 24h de bus ou 3h d’avion. Nous avons choisi l’avion….
    Le Chili est tres moderne par rapport au Perou que nous connaissions. Au debut, ca nous a vraiment surpris de trouver un mall avec des cafes, des magasins, un mac do. Heureusement, des que nous nous sommes eloignes de la ville, nous avons retrouve des paysages magnifiques et des petits villages.



    Nous avons fait une premiere excursion avec Felipe Torrealba, un chilien qui a du partir vivre en France avec ses parents a cause du regime de Pinochet. Depuis, il est revenu vivre et travailler au Chili. Felipe est un guide qui connaît enormement de choses. Nous n’avons pas arrete de discuter avec lui. En plus, nous avions un 4*4 pour nous tous seuls. Nous avons ete d’Arica a Codpa puis Putre en 4 jours. Nous sommes passe du niveau de la mer a 3500m. C’etait difficile a cause de l’acclimatation a l’altitude et au froid mais c’etait quand même plus progressif qu’avec un tour classique.
    Sur la route, nous avons vu des super cactus…le depaysement commence :


Et un peu plus loin, nous avons vu notre premier troupeau de lamas. Ca y est on se sent arrives en Amerique du sud !!!!

    Le plus bel endroit de ces 4 jours a ete le salar de Surire : c’est comme un lac mais en fait c’est du sel !!! le melange des couleurs est fabuleux.


    Nous avons decouvert plein d’animaux nouveaux : les guanacos qui ressemblent a des vigognes,
 
les viscachas qui sont des lapin kangourous ecureuils de la famille du chinchilla,


le renard andin, et aussi des nandus qui sont un melange entre l’autruche et l’emeu.


En voyant tant de vigognes, on a du mal a croire que c’est une espece menacee.

Nous avons aussi decouvert le Parinacota, un volcan avec un cone parfait et un lac d’un bleu eclatant. Magnifique !!! le fin du fin est d’arriver a avoir un reflet parfait du volcan dans le lac. Malheureusement pour nous, le lac etait gele.

A la laguna Cotacotani, nous avons observe des oies andines, des canards et des ibis noirs (oui oui).

Bref, nous n’avons pas arrete de nous extasier au cours de ces 4 jours.

    Ensuite, premier bus d’une longue serie, en direction de La Paz, en Bolivie. Changement total d’environnement. Nous arrivons dans une ville enorme, grouillante de monde.

La tenue vestimentaire est egalement completement differente. Ici, pas de jeans pour les femmes, mais des tenues traditionnelles. Les jupes sont tres bouffantes, les grandes nattes se joignent dans le dos, surmontees par un chapeau melon. Un chale ou une couverture completent la tenue afin de lutter contre le froid.

    Notre hotel est au cœur de l’animation. Le marche est a deux pas et il y a des vendeurs dans la rue. Le soir c’est super anime. Il y a plein de comedor ; ce sont des cantines populaires. Ils servent tous la même chose ; nous mangeons donc beaucoup de poulet-frites !

Dans la journee, les marches sont tres animes. Nous avons aussi beaucoup de chance car nous croisons la route de plusieurs fetes : musiciens, danseuses, voitures decorees. L’ambiance est formidable et la musique nous trotte encore dans la tete quand nous regardons ces photos.




    Puis nous avons fait un crochet par Copacabana pour aller voir le lac Titicaca. Nous avons a nouveau la chance de voir un defile. Les costumes de fete sont de sortie ainsi que la musique et les danseurs.


    Nous prenons un bateau pour aller a l’Isla del Sol. La, nous faisons la traversee a pieds de l’ile du nord vers le sud. C’est magnifique. Il y a quelques vestiges incas et surtout des vues epoustouflantes sur le lac Titicaca. Qu’est ce qu’il est bleu !!!!
Le clou de la marche a ete le coucher de soleil. Papa a reussi a trouver l’endroit ideal pour voir a la fois le soleil se coucher sur le lac et la cordillera real s’enflammer…

    De retour a La Paz, nous avons ete au Chacaltaya, pour le pique-nique le plus haut de notre sejour a plus de 5000m !! l’ascension n’est pas vraiment difficile mais le souffle nous manque a cause de l’altitude. Le paysage est tout simplement incroyable, nous sommes entoures par des sommets enneiges, tous flirtant avec 6000m.

    Puis vol jusqu'à Sucre. Nous retrouvons de la chaleur. C’est l’occasion de faire des lessives. Sucre est une ville tres mignonne avec beaucoup de maisons coloniales et beaucoup de caractere. De la, nous avons ete a Tarabuco, un marche qui reunit tous les campesinos le dimanche. Nous avons vu beaucoup beaucoup de costumes traditionnels, plein de couleurs, et notamment des chapeaux extraordinaires.

Le plus impressionnant etait un casque de conquistadores ! Papa qui a encore un appareil photo argentique a neanmoins fait 2 pellicules entieres de portraits…c’est dire a quel point il y avait de la variete dans les costumes !

    Dans les alentours de Sucre, nous avons fait un treck de 3 jours avec Lucho et son fils Carlos. Une fois de plus c’etait magnifique car nous etions vraiment dans l’altiplano. Nous avons ete voir le cratere de Maragua. Les couleurs etaient vraiment impressionnantes. C’est la premiere fois que nous voyions des montagnes violettes et bleu-vert!!!

    Au cours de la discussion, Lucho nous a revele qu’il etait le decouvreur, et enregistre a ce titre aupres de la NASA, de traces de dinosaures inscrites dans la pierre. Il nous a même montre une photo !!! a partir de ce moment la curiosite de Cecile n’a plus eu de limites. Elle n’a pas arrete de le presser de questions. Puis de vouloir y aller…..c’est comme ca que 2 jours plus tard, apres 3h de jeep et 2 h de marche….. nous avons marche sur les traces des dinosaures…

    C’etait plus qu’impressionnant de voir ces empreintes. On voyait distinctement les doigts, les griffes et le chemin empreinte par ces dinosaures des millions d’annees auparavant. Nous avons donc mis nos pas dans les pas des dinosaures, cecile se demandant – mais pourquoi le dinosaure est-il passe par la ? ou allait-il ?
Les traces sont vraiment dans la pierre. On ne les voit qu’aux endroits ou la terre a ete ravinee par la pluie…ce qui veut dire qu’il y en a encore plus, cachee sous les champs….

Apres 1 semaine passe a Sucre, nous sommes alles a Potosi, la ville de l’argent.
    Les mines sont deja exploitees depuis 500 ans et commencent a donner des signes d’epuisement. Cela n’empeche pas les mineurs d’etre toujours plus nombreux a tenter leur chance en esperant un filon qui s’elargira. Nous avons ete visiter l’une de ces mines, sachant qu’il y en a vraiment partout. Celle que nous avons visite etait en fait tres moderne, c’est-a-dire que le perforateur fonctionnait a l’air comprime et qu’il y avait de l’eau pour eviter la poussiere. Notre guide etait un ancien mineur qui connaissait tout le monde. Les mineurs travaillaient dur, c’est tres physique bien sur mais tous etaient souriants. A chacun, notre guide donnait soit des feuilles de coca soit une bouteille de jus d’orange. Ces petits cadeaux entretiennent une bonne ambiance et un respect mutuel entre touristes et travailleurs de la mine. Nous avons ete faire la visite rituel a « el Tio » le dieu protecteur des mineurs. Et nous avons du remonter tres vite avant les explosions de dynamite….qui ont eu lieu juste dans la galerie en dessous de nous, a seulement quelques metres de profondeur. Nous avons eu super peur deja a cause du bruit même de l’explosion et en plus a cause des vibrations qui emplissaient tout l’espace. Et en ressortant de la mine, tout le groupe a donne un coup de main pour remettre un wagonnet rempli de minerai sur les rails. Il y avait 7 personnes pour la pousser, la tirer, la redresser et ce fut dur….

    Mais il ne faut pas generaliser. Les autres mines cooperatives ne sont pas toutes comme celle-la. Le plus souvent le perforateur travaille sans eau, la poussiere envahit l’air. Respirer est tres difficile, la silicose invalide tres rapidement les mineurs. Certaines mines sont d’avantage dans les entrailles de la terre, les mineurs doivent descendre de nombreuses echelles pour arriver a la veine qu’ils exploitent et la il regne une chaleur d’enfer….sans compter la poussiere qui est omni presente et l’air qui se rarefie.
    Et puis il y a tous les mineurs qui n’ont pas les moyens d’avoir un compresseur et un perforateur. Ceux-la travaillent encore a la main avec un pic. Le rendement est faible, ils s’epuisent plus vite, mais ils travaillent plus longtemps afin de sortir assez de minerai. Seulement, la rarefaction du minerai fait que ce n’est jamais suffisant pour faire vivre sa famille.
Ce sont donc des tableaux radicalement differents et poutant a quelques metres les uns des autres !!!!! et n’oubliez pas que les mines sont dangereuses, il y a des morts par eboulement, par accident et tous ceux qui meurent de silicose ou de cyanose…. C’est la dure realite des mineurs de Potosi.
par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Vendredi 24 août 2007
par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Lundi 25 juin 2007
    ici il fait froid, meme les chevaux le montrent. le van a deja gele a l interieur. ca nous fait un bon entrainement pour le chili



    mais les paysages sont magnifiques.la c est le lac tekapo au coucher de soleil et sans filtre polarisant


et il y a plein d oiseaux a voir



par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Presentation

A PROPOS DE NOTRE TOUR DU MONDE
Au cours de nos voyages précédents, nous avons croisé la route de nombreux voyageurs en tour du monde. C’est au Pérou, en décembre 2004, que nous nous sommes finalement dit : - Et pourquoi pas nous ? Depuis, nous avons tout mis en œuvre pour y arriver : Olivier a réussi à obtenir un congé sabbatique, Cécile a présenté sa démission et nous avons appris l’Espéranto (en seulement 3 mois). Nous disposerons donc de 365 jours de liberté à partir du 20 octobre 2006. Nous avons prévu d’aller en Jordanie, au Tibet (novembre), au Népal (décembre), en Inde du Nord (janvier et février), à Angkor, en Australie (mars-juin), en Nouvelle-Calédonie, en Nouvelle-Zélande (juillet), en Argentine, au Chili, en Bolivie et pour finir au Brésil (août-octobre). C’est un programme très ambitieux, d’autant plus que nous espérons de vraies rencontres. L’Espéranto va beaucoup nous y aider. En effet, tous les gens qui nous accueilleront ont eux aussi fait l’effort de l’apprendre. Chacun a donc fait un pas en direction de l’autre avec la volonté de communiquer et de partager un moment de vie. Pour vous qui lisez ces lignes et qui lirez peut-être les articles que nous mettrons en ligne au fur et à mesure de cette année sur notre blog, nous espérons que vous trouverez du plaisir à partager ces moments privilégiés avec nous. En retour, nous attendons, de votre part, vos avis, vos commentaires et le récit de votre quotidien afin de vivre un véritable échange et rester en contact. Cécile et Olivier
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