Samedi 9 juin 2007
    En 10 jours, nous allons visiter la Grande terre à un rythme effréné. Billy Wapotro a contacté pour nous des pasteurs, des membres de sa famille et de sa tribu, des directeurs de collège, des anciens élèves du papa de Cécile… Ainsi partout où nous sommes allés, nous avons été accueillis. A chaque nouvelle rencontre, il faut se présenter, raconter ce qui nous a amené ici. Ensuite, la discussion est ouverte et nous apprenons à chaque fois des aspects différents de la culture kanak et de la vie en Nouvelle Calédonie. Toutes ces visites nous ont permis de mieux cerner la réalité de la vie en Nouvelle Calédonie.
    Nous avons notamment appris que jusqu’en 1946, les kanaks n’avaient pas le droit de sortir des réserves. Et oui, il y avait des réserves pour eux dans leur propre pays que nous, les français, avons colonisé !! à un moment, ils avaient même moins de place que les vaches qui elles foulaient leurs terres sacrées. Aller à l’école publique n’a été possible qu’a partir de ce moment la ; le droit de vote n’a ete acquis que plus tard.

    Nous avons commencé par rendre visite au pasteur Pierre Xowie et sa femme Wama dans la tribu de Poté, à coté de Bourail.

    Là, nous avons pour la première fois « fait  la coutume ». C’est un aspect très important de la culture kanak. Quand nous entrons dans un foyer, il s’agit de se présenter, d’expliquer ses intentions. C’est le rôle de l’homme de faire la coutume. Olivier demande l’hospitalite, dit quand nous comptons repartir et exprime son respect pour la maison qui nous accueille, la terre et les personnes qui y habitent. Il montre aussi son respect pour les personnes qui y ont habité et les générations futures. Dans la culture kanak, la terre n’appartient pas à quelqu'un mais au génération passées et futures. Nous accompagnons ce discours de la remise d’un billet de banque et d’un morceau de tissu, ce qui est le symbole du geste coutumier. On dit « faire le geste ». En respectant cette coutume, nous avons appris à l’apprécier. En se présentant de cette manière, le rapport entre nous et la personne que nous rencontrons est plus direct, franc et simplifié. Celui qui reçoit le geste accepte de nous héberger sous son toit et de prendre soin de nous jusqu’à notre départ. C’est une façon pour nous de montrer que ce n’est pas un simple bonjour ou une simple visite car c’est un geste fort qui est hérité d’une longue tradition de respect mutuel.
 Le pasteur Pierre et sa femme nous ont rendu cette première coutume plus aisée. Puis ils ont eu à cœur de nous apprendre les gestes essentiels de la vie kanak. Olivier a ainsi appris à râper des cocos, ce qui est le travail des jeunes garçons. Cécile a épluché des ignames, ce qui est le travail des femmes. Nous avons aussi été dans les champs pour connaître la culture de l’igname, du manioc et du taro. Ces plantations constituent une base importante de l’alimentation des familles kanak vivant en tribu.

    Et nous avons passé notre première nuit dans une case !!! Qu’est ce qu’on a bien dormi !!

    La case est très importante dans la culture kanak. C’est le symbole même de la tribu. Le poteau central, sur lequel s’appuie toute la structure, représente le grand chef. Les poteaux principaux qui soutiennent la charpente, les chefs de clan. Tous les autres poteaux représentent les membres du clan. Ils sont reliés entre eux par des traverses. L’ensemble est lié par des lianes. Ensuite la charpente est recouverte de paille ou de feuilles de cocotier. Ainsi tous les éléments sont liés entre eux et si l’un d’eux manque, la case s’effondre. Chacun a donc son rôle à jouer et sa place à tenir.         Pour construire une case, tout le monde participe, les jeunes, les vieux, les hommes, les femmes. C’est un sacré travail qui implique toute la tribu.
    Pour entretenir la case, il faut faire du feu dedans tous les jours. Cela consolide la paille, fait durcir le bois et les lianes et fait fuir les petits insectes qui se réfugient dedans. En hiver, la case retient la chaleur du feu. En été, elle reste fraîche. Il faut aussi savoir qu’une case peut résister aux cyclones. Les anciens avaient donc créé une habitation parfaitement adaptée aux conditions de leur environnement.
C’est à regret que nous partons en laissant notre première famille. Mais nous convenons de repasser à la fin de notre boucle autour de la grande terre !

Ensuite, l’étape suivante a été Doneva, à coté de Houaïlou.

C’est le premier poste où les parents de Cécile ont été affectés. Pour y aller, il faut traverser la chaîne montagneuse. Il y a 25 ans, quand la maman de Cécile était enceinte, la route était une piste en terre affreuse. Il fallait au moins une journée pour atteindre Nouméa. Pour éviter d’accoucher en chemin, la maman de Cécile avait même fait la route 15 jours avant le terme de sa grossesse. Nous, nous sommes passés en Twingo avec beaucoup de facilité car la route est excellente. Et en plus il y a des points de vue splendides sur les montagnes. A Doneva, nous sommes accueillis par le directeur du lycée agricole, Thomas Carlen, sa femme Loako et leurs enfants. Cécile peut ainsi retourner dans la maison où elle a habité petite !!!


    Doneva est un lieu d’enseignement qui a été créé il y a un peu plus de 100 ans par le pasteur Leenhart. A l’époque, il était révolutionnaire de permettre aux kanaks d’accéder à l’éducation. Depuis l’idée a fait son chemin, non sans heurts. Actuellement Doneva fait partie de l’Alliance Scolaire et propose un primaire, un secondaire et un lycée d’enseignement agricole.

    Les résultats obtenus sont même cités en exemple au niveau de la Nouvelle Calédonie. La plupart des cadres kanaks d’aujourd’hui sont d’ailleurs d’anciens élèves de Doneva. A ce propos, tout au long de notre parcours, nous avons appris que les collèges et lycées de l’Alliance Scolaire ont de meilleurs résultats que les établissements publics. D’ici peu, l’enseignement secondaire en Nouvelle Calédonie fera partie des compétences assumées par les 3 Provinces. Une réflexion est donc menée pour définir les statuts et les méthodes du futur enseignement secondaire. L’Alliance Scolaire a un rôle important à jouer au vu des résultats obtenus par ses élèves.
   
    Le deuxième soir à Doneva, nous avons été hébergés par Camen Citré et sa fille Elodie. Kamen est à la fois enseignante et directrice de l’école primaire de Doneva. Kamen nous a fait prendre conscience du problème des langues pour les enfants kanaks. En effet, les tribus ont des langues vernaculaires différentes les unes des autres. Un enfant apprend donc normalement sa langue maternelle, la langue de la tribu, jusqu’à l’age de 6 ans. Mais pour permettre une meilleure intégration des enfants, les parents préfèrent leur parler en français au détriment de la langue vernaculaire. Or, pour les parents, le français est une langue apprise mais pas forcément parfaitement maîtrisée.
    Dans le mécanisme de l’apprentissage de sa propre langue, il y a une phase d’assimilation. Ensuite, à l’école, on apprend comment la langue est construite. Ce sont les cours de grammaire, d’orthographe, de conjugaison…. Une fois que « l’architecture » de la langue est comprise, on peut alors s’attaquer aux langues étrangères. Ici, en Nouvelle Calédonie, les enfants arrivent à l’école sans maîtriser ni le français ni la langue de la tribu. Ils ont donc du mal à apprendre les règles de la langue française. Comme l’enseignement se fait uniquement en français, imaginez comme ils doivent se sentir perdus.
    Nous avons observé un autre phénomène quand Cécile dessinait les enfants. La langue de la tribu de chacun se perd. C’est une perte de repère. Voici le genre de discussion que Cécile a eu :
- eh madame, moi je sais parler le Lifou et pas lui c’est un gros nul, faut pas le dessiner.
-c’est pas vrai d’abord je comprends très bien le Maré parce que ma mère elle est de Maré.
- vas- y dis moi « je vais baigner » en Maré !
-euh…. non, mais en fait je comprends mais je ne sais pas bien prononcer…
à ce moment Cécile les interrompt :
- comment je fais moi,j e suis encore plus nulle, je ne sais pas parler  ni Lifou ni Maré !
-oui, mais vous vous savez dessiner alors ça va.
La logique des enfants…..est quand même cruelle !

    A nouveau, nous repartons. Cette fois-ci nous allons sur la côte est.

    A Poindimié, nous rendons visite à Jacob Gorodite. C’est son frère Willy qui nous guide jusqu’à l’atelier où Jacob travaille. Jacob est sculpteur. Il nous parle avec passion de son métier. Dans la culture kanak, les rêves indiquent le métier que l’on fera. La sculpture de Jacob est très reliée à la culture kanak car il utilise les  grands symboles kanaks. La case est omniprésente, c’est le symbole même de la tribu. La toutoute, ou conque, également car elle sert à rassembler tous les membres de la tribu. Le visage des anciens est aussi beaucoup représenté. Jacob nous a montré quelques unes de ses œuvres. Il en a conservé beaucoup chez lui car il n’arrive pas à les vendre. En effet, il y est très attaché car il sculpte avec tout son coeur. Il préfère donc réaliser des commandes pour pouvoir ensuite les laisser partir.
    Nous avons aussi fait la connaissance de sa maman, une des sœurs de Billy. Nous avions prévu de rester un petit moment mais finalement nous sommes repartis plus tard que prévu et avec 2 flèches faîtières magnifiques en cadeau.

    Nous sommes donc arrivés à la nuit tombée dans la tribu de Ouadjik à coté de Hienghène, chez une nièce de Billy, Sélan Luepak. Nous sommes surpris de voir que toute la tribu est encore debout. En fait, c’est un village catholique et le mois de mai est consacré à la vierge Marie. Pendant tout ce mois, la tribu vit ensemble. Il y a des groupes pour réaliser en commun toutes les activités : pêcher, cultiver les champs, cuisiner etc… nous nous régalons donc de sardines grillées en discutant avec Sélan et son copain Jean-Cyril.
    Le soir, nous avons dormi dans la case de « passage ». ici, il y a une villa et autour des petites cases pour les différents membres de la famille. De cette façon, la famille vit au même endroit et l’intimité de chacun est préservée. Notre case nous a bien étonnés. A l’extérieur, c’est une case tout à fait traditionnelle mais à l’intérieur… il y a d’abord un pied de batterie car les beaux-frères jouent dans un groupe de musique. On aurait pu le deviner car il y a des posters de Bob Marley accrochés au mur. Il y a aussi une TV et un lecteur de DVD. Et ce qui nous a le plus surpris…une armoire à glace. Nous sommes vraiment à la croisée des chemins entre les traditions et la modernité !!!

    A Hienghène, le paysage est tout simplement époustouflant. Les plages sont magnifiques. Le sable est tellement blanc qu’il nous aveugle. La poule de Hienghène est une formation rocheuse remarquable.

    Pas étonnant que les touristes s’y précipitent. Il y a notamment des paquebots qui font escale ici. Le tourisme est d’ailleurs une ressource essentielle pour les tribus locales.

    La route jusqu’à Poum, tout au nord de la Grande Terre longe dans un premier temps le littoral. Il y a de magnifiques cascades. Nous avons aussi pris le bac de la Ouaième. Ensuite, nous avons suivi une route au milieu des montagnes. Là, c’était vraiment désertique et très sauvage. Nous avons même cru que nous nous étions perdus !!!
    A Poum, Billy nous avait prévu une visite chez Marcel Menaouer qui est le directeur du collège de Poum. Marcel a eu la gentillesse de nous emmener en bateau sur un îlot désert. Il nous a déposé sur l’îlot Mouac à 8h et est revenu nous chercher à 15h. Et c’est passé trop vite !!! Ce n’est pas tous les jours que nous pouvons être sur un îlot pour nous tous seuls !!!

    Cet îlot sert aussi d’escale à des paquebots. Et nous avons compris pourquoi : la plage est bien blanche, la mer d’un bleu magnifique. Regardez donc cette photo de rêve :

    En plus, on peut observer plein de poissons multicolores, uniquement avec un masque et un tuba. Nous avions emprunté les siens au proprietaire du camping de Poum.
    Le soir, Marcel nous a invité à boire notre premier kawa. C’est une macération de racines. La recette est originaire du Vanuatu voisin. Le goût est tout simplement infect, en plus ça anesthésie la bouche. En mâchant un chewing gum pour faire partir ce goût horrible, Olivier a perdu un plombage. Cette décoction à pour but de détendre les gens. A l’origine, elle est servie pour des cérémonies, mais maintenant elle s’est démocratisée. Il y a des bars à kawa qui ouvrent un peu partout en Nouvelle Calédonie. Pour nous, ce qui nous a le plus plu, c’était de voir le coucher de soleil sur la mer tout en discutant de sujets passionnants avec Marcel.
    Marcel connaît sa région par cœur. Il nous a indiqué de nombreux points de vue, tous plus grandioses les uns que les autres. Malheureusement, la région n’est pas mise en valeur. Comme il y a des mines de nickel qui rapportent beaucoup d’argent, le tourisme n’y est pas développé. C’est moins rentable et plus difficile que d’être embauché à la mine ! Marcel nous a fait visiter cette mine.

Marcel s’investit beaucoup dans son collège. Il a mis en place des projets comme le ramassage des canettes en aluminium le long des routes. C’est un des problèmes de la Nouvelle Calédonie. Depuis Olivier réfléchit pour trouver un débouché à ces canettes afin qu’elles soient non plus un déchet mais une ressource. Ainsi elles pourraient être recyclées au lieu de polluer les bords de route !
Quand les enfants arrivent en 6ème, ils doivent suivre leur scolarité en français. A cela se rajoute l’apprentissage de l’anglais. Et ils doivent encore en plus apprendre une langue vernaculaire. X langues vernaculaires existent sur la Grande Terre. Seulement 4 sont reconnues par l’Etat et enseignées à l’école. Pour les enfants de Poum, la langue qui leur est enseignée n’est pas celle qu’ils entendent dans leur tribu. En plus il y a différentes langues parlées par les élèves du collège. Certains viennent même des îles Bélep. Le passage en 6ème qui est déjà difficile en France est donc encore plus compliqué pour les élèves kanaks.

    De Poum nous avons suivi la côte ouest pour aller à Koné. Là, Albert Sio nous a accordé 1h de son temps. Il est le directeur du departement de la culture et du développement de la province nord et …un ancien eleve du papa de Cecile. C’est a ce titre qu’il nous recoit et a la demande de Billy Wapotro.
    Nous avons pu discuter avec lui du projet de développement de la zone Voh Koné Poembout autour de la future mine de nickel de Koniambo. C’est un sacré défi lié au rééquilibrage économique des provinces. Il s’agit de gérer l’arrivée massive d’une population internationale dans une zone qui était jusqu’à présent très peu développée. La population de cette zone va au moins doubler en 4 à 5 ans. Cela va interférer avec le rythme de vie des tribus locales. Il va donc obligatoirement y avoir un choc culturel sans précédent.. Comment faire pour inciter les kanaks à rester sur leurs terres tout en leur permettant de trouver un travail lié à l’activité de l’usine ? Le plus dur sera de prévenir un exode rural prévisible. Il y a donc actuellement tout un travail de réflexion et de dialogue avec les acteurs locaux.
    En plus, comment occuper tous ces gens de différents horizons ? Il faut donc prévoir des logements, des installations sportives, des activités culturelles. Il faut aussi gérer et anticiper l’approvisionnement en eau, la gestion des déchets…bref un sacré travail où tout doit être inventé et où la marge d’erreur est faible. Le risque est de se retrouver dans 10 ans avec un désastre écologique, économique et humain ! Albert Sio et son équipe travaillent durement et observent ce qui s’est passé ailleurs pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.

    Une des actions menées est le centre culturel provincial de Koné. Là, Sonia Meuret Kondolo, la directrice, nous accueille. Un des buts du centre culturel est de faire connaître la culture à tous. Pour cela, ils ont créé des manifestations qui se déplacent dans toute la province nord. Par exemple, il y a le mois du conte où une troupe d’acteurs raconte des histoires à la fois dans les salles de spectacle et à la fois en tribu. Il ne s’agit pas seulement de spectacles liés à la culture kanak. Pour ouvrir les horizons et toucher un public plus large, les autres cultures sont aussi représentées. Le centre est encore jeune mais commence à se faire connaître. C’est un bon moyen pour sensibiliser les gens à la diversité des cultures et à la tolérance.

    A Koné, nous avons aussi rencontré Billy fils. Il travaille à l’Ifremer, sur l’élevage des crevettes. Nous avons pu visiter tout le laboratoire d’analyses et l’ensemble des installations et rencontrer ses collègues. C’était très agréable de discuter avec quelqu'un de notre âge. Nous nous sommes rendus compte que ce n’est pas facile de vivre entre 2 modes de vie différents. Billy a fait ses études en France. Il connaît donc bien le mode de vie français. Mais il est également kanak. Il se retrouve donc partagé entre 2 façons de vivre. La vie communautaire en tribu implique des responsabilités face à l’ensemble de la tribu. En plus, il est le fils aîné donc il doit hériter des droits et des devoirs de son père. Sa place et son rôle sont dans un sens déjà définis. Mais en contrepartie, il est assuré de la solidarité de toute la tribu et de toute la famille. De l’autre coté, il y a le mode de vie européen où il a pu goûter aux joies de l’anonymat. Il a aussi découvert la notion d’individu, de choix personnel. Mais il a aussi été confronté au racisme des gens, aux yeux desquels il est différent.
    Dans un cas comme dans l’autre, il faut faire ses preuves. Maintenant, il se retrouve à devoir inventer un nouveau mode de vie qui lui permettra de mixer ces deux modes de vie, sans être déchiré entre l’un ou l’autre. Et dans cette interrogation, nous nous sentons extrêmement proche de lui. Nous aussi nous sommes en train de goûter à plein de modes de vie différents, à la liberté totale !!! Et il nous faudra revenir en France et inventer notre propre mode de vie ! La tache nous semble difficile mais nécessaire.

    à Bopope, au milieu des montagnes, nous avons rencontré Téhié Haochas. C’est un enseignant à la retraite qui continue à travailler pour l’Alliance Scolaire. Pour lui, les enfants vont beaucoup trop tôt à l’école. Il aimerait qu’ils restent dans leur tribu jusqu’à 6 ans. Cela leur laisserait le temps de bien maîtriser le langage de leur tribu et les règles de fonctionnement de la vie en tribu. Ensuite, ils seraient plus à même d’apprendre le français. Cette remarque nous fait beaucoup réfléchir sur l’intérêt de mettre si tôt les enfants à l’école. Pourquoi les priver si petits de leur liberté ?
    sur la route nous faisons encore du tourisme, en nous arretant a la baie des tortues


    10 jours se sont déjà écoulés. Nous retournons avec grand plaisir voir le pasteur Pierre et Wama dans la tribu de Poté. Nous partageons un repas et nous allons ensuite déterrer un igname et un manioc, cueillir des chouchoutes et des feuilles de choux kanak.

Puis c’est le départ et notre retour sur Nouméa. nous passons une journee entiere au centre culturel tjibaou dont l architecture est remarquable
le moaka nous a aussi beaucoup impressionne. c est le symbole de la reconciliation entre deux cultures, et le symbole de la volonte commune d aller de l avant, dans le respect mutuel.

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Mercredi 2 mai 2007

Vous le croirez ou pas, mais trouver un café internet en Australie n’est pas aussi facile qu’en Inde, en Thaïlande ou au Cambodge.

Au premier regard, cela peut sembler étonnant pour un pays aussi développé et riche. Mais si on réfléchit bien, c’est justement une excellente raison. Comme la plupart des gens ont les moyens nécessaires, ils ont un ordinateur et une connexion internet chez eux. De ce fait, les cafés internet sont destinés aux touristes et aux populations moins riches. Nous trouvons donc internet dans les quartiers des backpackers, à coté des auberges de jeunesse. Nous trouvons aussi internet dans les supermarchés de quartiers tenus par des indiens ou des chinois.

Une autre raison à cette absence de cafés internet, c’est que le pays est vaste et qu’il y a d’extraordinaires parcs nationaux, sauvages et isolés. Comme nous adorons être dans la nature, nous allons dans ces parcs. Difficile là encore de trouver internet, quand on est loin de tout. Généralement, au centre d’information des visiteurs, nous trouvons un kiosque internet. Il faut insérer des pièces pour obtenir un temps d’utilisation de l’ordinateur. La vitesse de connexion est très lente, c'est à dire 56k. A part consulter des mails, nous ne pouvons rien faire d’autre car il n’y a pas de port USB pour notre clef. Et écrire un mail directement c’est risquer à tous les coups de l’envoyer dans un bâtiment perdu de l’arkansas. C’est là où s’échouent tous les mails perdus dans le monde ! En plus, pas moyen d’ouvrir un fichier attaché. Le dernier mail de maman nous a pris 20 minutes à télécharger, seulement pour du texte. Heureusement qu’il était génial !!

Nous prenons aussi beaucoup de chemins de traverse grâce à la liberté que nous offre le wicked. Nous préférons passer par de petits villages que par les villes. La réponse la plus courante lorsque nous demandons internet est : « Il y en avait un avant, mais il a fermé car il n’y a pas assez de touristes pour que ce soit rentable. » Le mieux qu’on ait vu c‘est le « fish and chips - internet » c’est à dire un ordinateur dans le fond d’une friterie…pas très agréable ni cosy.

Pour remédier à cette pénurie de technologie, nous avons inventé la chasse au réseau. L’idée nous est venue à Yarram. Imaginez la seule rue commerçante bordée de chaque coté par des magasins. Il y a bien des boutiques mais il est 17h, samedi soir, donc tout est fermé sauf le fish and chips du coin et le country club. Il y a aussi une pizzeria. Bref une fois que nous avons fini notre fish and chips, histoire de recharger l’ordinateur pendant que nous mangeons, nous retournons au wicked. Nous allumons l’ordinateur pour voir si il y a du réseau. Rien ! comme la ville est déserte, Olivier conduit tout doucement pendant que Cécile surveille l’apparition d’un réseau. Nous faisons la moitié de la ville comme cela avant de trouver un réseau ouvert (sans mot de passe). A ce moment, c’est l’euphorie. Olivier se gare. Il faut reculer d’une place pour avoir une bonne connexion. Nous avons donc internet dans notre van !! La qualité n’est pas aussi bonne que dans un café internet, mais au moins on ne devra pas encore attendre 3 jours la prochaine grande ville.

Depuis, cette chasse au réseau a été reproduite avec succès dans les petites villes. Nous comprenons maintenant l’expression surfer sur le net. Pour nous, ça consiste à trouver le sens du réseau, à regarder les petites barres et à nous déplacer pour en avoir le maximum. Et comme les surfeurs, parfois ça ne marche pas, il doit il y avoir trop de vent et nous perdons notre vague. La connexion se coupe, la conversation aussi. Il faut attendre une autre vague plus grande pour se reconnecter sur skype.

Dans les grandes villes, une autre tactique s’impose. Impossible de rouler au pas en cherchant du réseau. Cette fois-ci, direction le centre-ville. Nous nous mettons sur un banc public et nous allumons l’ordinateur. Ensuite nous changeons de banc et d’orientation jusqu’à trouver du réseau ouvert. Nous ressemblons à tous ces gens qui tiennent leur téléphone portable comme une baguette de sourcier, sauf que c’est un ordinateur pour nous! En plus nous sommes les seuls à faire cela dans la rue. Ça nous donne un air comique vu de l’extérieur.

C’est à Melbourne que nous avons appris cette technique. Nous avons rencontré une jeune fille assise sur un banc devant la bibliothèque. C’était le soir et il faisait assez froid. Elle avait son ordinateur sur les genoux et un casque sur les oreilles équipé d’un micro. Nous lui avons demandé si elle avait du réseau gratuit. Elle s’est interrompue dans sa discussion avec son ordinateur pour nous répondre : -Bien sûr, il y en a plein en ville, il suffit de les essayer et ensuite vous pouvez aller sur skype…. Cool !! ça nous arrangeait bien d’avoir une connexion gratuite car les prix des cafés internet nous semblent très élevés après l’Inde. Je crois que le plus extraordinaire que nous ayons fait, c’est le centre de Canberra, la capitale australienne, un samedi soir. Heureusement qu’il n’y avait pas encore d’animation car nous n’étions pas vraiment discrets, en plein milieu de la place centrale. Les australiens sont formidables car la plupart nous regardent avec amusement. Certains viennent même nous demander ce que nous faisons.

- nous téléphonons en France.

- Excellent, mate Et ils repartent en souriant.

 Mais pourquoi sommes nous toujours en train de pirater du réseau quand les gens sont en centre-ville ? L’explication est simple et tient en 2 mots, décalage horaire. Nous avons actuellement 8 heures de plus qu’en France. Pour vous téléphoner à des heures socialement correctes, nous choisissons 18-20 h pour nous ce qui correspond à 10h midi pour vous. Si nous voulons vous téléphoner le soir, nous devons nous lever tôt le matin. 7h pour nous correspondent à 23h pour vous. A cette heure-ci, impossible de trouver un café internet ouvert ! Cela nous permet de vous souhaiter bonne nuit alors que nous venons de nous lever et inversement. En Nouvelle-Zélande ce sera la même chose avec 12 h de décalage. 8h du matin chez nous, 8h du soir chez vous. On verra si c’est plus facile pour se parler, en tout cas, ce sera déjà plus facile à retenir.

Nous faisons beaucoup de route en ce moment. Nous sommes surtout dans la campagne. La chasse au réseau se complique : y aura t il quelqu'un qui a une connexion internet sans fil dans un si petit village ? en plus nous ne faisons cette chasse au réseau le soir pour pouvoir téléphoner en France. Et la nuit tombe ! il faut bientôt s’arrêter. En australie, il est impossible de rouler la nuit à cause de tous les animaux sauvages qui traversent la nuit. Nous ne voulons pas avoir un accident avec un wombat de 40 kg, ni tuer un kangourou ! Ici, il y a souvent des aires gratuites prévues pour passer la nuit. Elles sont généralement à 10 ou 15 kilomètres de la ville la plus proche . Le confort est sommaire, au mieux il y a des toilettes et un BBQ, parfois de l’eau mais jamais de prise électrique. Pour communiquer, il faut donc une association de plusieurs facteurs : une ville, un réseau internet ouvert, un endroit où dormir pas trop éloigné. Quand nous arrivons à réunir tout cela, nous sautons sur skype et nous pouvons enfin téléphoner en France !!

Notre ultime problème, c’est la durée de la batterie de notre ordinateur portable. Nous avons devant nous 2 heures d’autonomie, et beaucoup de monde à qui parler. Finalement, la conversation s’interrompt avec l’épuisement total de la batterie. Demain, il faudra à nouveau trouver en priorité du courant pour recharger l’ordinateur. C’est dans ces moments-là que nous nous sentons vraiment des clochards high tech.

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Jeudi 26 avril 2007

Ça y est nous sommes à sydney et il pleut…. mais pour la photo on vous met celle sans la pluie

Nous avons trouvé un refuge contre la pluie, l’aquarium de Sydney. Frédéric Mougin nous avait conseillé d’y aller. Il avait vraiment raison ! Nous avons vu nos premiers platypus. Ils étaient dans l’eau et faisaient des cabrioles, des sauts arrières carpés avant de retourner se cacher sous des racines d’arbres. Nous les avons vu de très très près. Grâce à la vitre de leur aquarium, nous les voyions évoluer aussi bien dans l’eau qu’en surface. Nous avons eu de la chance car ils étaient particulièrement actifs.

Il y avait des tunnels souterrains transparents sous les bassins des phoques et des otaries. Et aussi sous celui des requins, des tortues et des raies. Nous avions l’impression d’être en plongée dans leur univers. C’était formidable.

Il y avait beaucoup de panneaux explicatifs sur la vie des poissons, des crocodiles, des platypus. Nous avons appris beaucoup de choses intéressantes.

 Nous allons vous raconter une de ces histoires : le sac plastique, un serial killer de la vie aquatique

Toute la famille part en WE en voiture à la plage. Sur le chemin, ils jettent un sac plastique par la fenêtre. A la première forte pluie, le sac est entraîné vers la mer. Une semaine plus tard, un albatros le prend pour de la nourriture et plonge pour le manger. Il meurt lentement dans d’atroces souffrances d’une occlusion intestinale.

Au bout de 8 semaines, son corps est complètement décomposé. Le sac plastique est à nouveau relâché dans la mer. Il flotte 2 semaines avant qu’une jeune otarie le prenne pour de la nourriture. Elle s’étouffe avec. D’un côté, elle a eu de la chance. Si elle avait joué avec les cercles en plastique qui maintiennent les cannettes de bière en pack de 6, elle serait morte beaucoup plus lentement. Les cercles lui auraient fermé le museau, l’empêchant de manger.

26 semaines plus tard, le corps de l’otarie a fini de se décomposer. Le sac plastique continue son voyage. Cette fois-ci, une tortue le confond avec son plat préféré, une méduse. Une fois de plus, le sac plastique est la cause de son décès.

Un an après son arrivée dans la mer, le sac plastique est à nouveau relâché. La tortue est en effet totalement décomposée. Les vagues le ramènent sur la plage où il s’échoue.

Heureusement, avant que la marée le reprenne, un petit garçon le trouve et le ramasse. Il le jette dans une poubelle à l’occasion d’une journée nationale de nettoyage de la nature. S’il n’avait pas été là, le sac plastique aurait continué son œuvre destructrice pendant encore 18 ans. Les cercles en plastique, eux, sont quasiment indestructibles, ainsi que toutes les bouteilles en plastique.

Depuis longtemps déjà, nous ramassons les déchets en plastique qui croisent notre route. Mais nous n’avions pas réalisé qu’un simple sac en plastique pouvait survivre à tant de victimes sans s’altérer.

Cette histoire est transposable à tous les milieux naturels : la jungle, le désert, la montagne, mais aussi la forêt à côté de chez vous et le parc municipal... Et l’histoire commence toujours par un sac plastique jeté, oublié, envolé à cause de l’Homme.

Ramassez les déchets en plastique.

Refusez le plus possible d’utiliser des sacs en plastique.

Sachez que le plastique biodégradable existe et ce n’est pas forcément plus cher. Pensez-y dans votre maison mais aussi à votre travail.

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Jeudi 26 avril 2007

Comme la compétition reste là, nous en profitons pour faire une petite excursion aux 12 apôtres. Ce sont des formations rocheuses en plein milieu de la mer. Ils ont été modelés par des années d’érosion par les vagues et la pluie. C’est très beau.

 

Nous les découvrons dans la lumière du matin depuis des passerelles en bois ingénieusement installées le long et en haut des falaises. On est à plus de 100m au- dessus de la mer et la vue est superbe.

De retour à johanna, nous nous installons plus confortablement pour profiter du spectacle.

Cette fois-ci, nous avons transporté nos sièges pliants et des provisions. A nouveau, nous sommes frustrés quand la compétition s’arrête faute de vagues. Nous décidons donc de les suivre à Bell’s beach.

Comme il n’est pas trop tard, nous profitons de l’occasion pour découvrir la Great Ocean Road. Cette route serpente le long de la côte sud ouest de Melbourne. Nous avons des vues époustouflantes sur la mer. Les plages se succèdent. Ce sont de petites plages avec un beau sable fin blanc. Les vagues se jettent contre les rochers. Des surfeurs profitent des rouleaux. C’est très sauvage sur des kilomètres et des kilomètres. La route passe aussi à travers de denses forêts d’eucalyptus.

D’ailleurs, dans un virage, nous voyons 1 voiture arrêtée et tous les passagers regardent vers le haut des arbres. Nous ne mettons pas longtemps à comprendre qu’il s’agit de koalas. Nous nous garons nous aussi. Il y a au moins 20 koalas qui sont en pleine activité. Ils mangent dans les arbres et se déplacent pour rechercher des feuilles appétissantes. Ils sont très agiles et surtout très près de nous. Nous devons enlever le téléobjectif pour pouvoir les prendre en photo. Certains manquent de tomber en grimpant en équilibre précaire sur des branches très fines. Nous les observons un long moment avec des cris de joie à chaque découverte d’un nouveau koala. Tout au long de la route nous traversons aussi de grandes pâtures avec des troupeaux de vaches, d’alpagas et quelques chevaux. I

l y a aussi de charmantes petites villes comme Apollo Bay, avec de longues plages, des petits bateaux. Les maisons sont très mignonnes. Il y a beaucoup de maisons à l’architecture recherchée et peintes dans des couleurs bien gaies. Il règne une atmosphère de vacances sur ce bout de littoral.

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Jeudi 26 avril 2007

Nous arrivons enfin à quitter Melbourne. Direction Bell’s beach où se déroule une des épreuves de la coupe du monde de surf : le rip curl pro tour (pour les initiés). En France, vous connaissez cette épreuve grâce aux étapes de anglet, bayonne et hossegor. Pour sortir de Melbourne, nous avons à nouveau l’impression de devoir rouler très longtemps avant que la ville s’efface. Sur la route, nous nous arrêtons à une station service et olivier découvre fortuitement que la compétition a été déplacée à Johanna beach. Il n’y a pas de vagues suffisamment importantes à Bell’s beach ! Au lieu des 2 heures de route prévues, nous allons devoir rouler près de 4 heures. Nous quittons la route côtière pour couper au plus court par l’autoroute. En fait, c’est une route comparable à une nationale. Nous devons nous arrêter souvent sur le bas côté pour laisser passer tous les gens que nous avons bouchonné. On finit par arriver sur la bonne plage, avec une bonne dose de flair et de co-pilotage. En effet, il n’y a aucune indication ; c’est très étonnant pour une compétition de cette envergure. Nous sommes dirigés vers un champ pour se garer. On le voit de loin à cause des toits de toutes les voitures qui brillent au soleil. Nous devons ensuite longer la plage pour arriver au lieu de la compétition devant les tentes des organisateurs.

Juste à côté des professionnels, il y a une foule de surfeurs amateurs qui profitent des vagues juste au bord de la plage et ces vagues sont déjà très impressionnantes. Les compétiteurs sont plus au large, dans des vagues très impressionnantes et puissantes. Nous voyons de temps en temps les photographes plongeurs qui sont avec eux, en transparence dans les vagues. Comme on est en hiver, l’eau est glaciale et tous portent des combinaisons intégrales. Par contre, sur la plage, au soleil et à l’abri du vent, il fait très chaud. Les surfeurs s’affrontent deux par deux au cours de rounds qui durent 25 minutes. Ils sont notés sur chaque vague surfée. Le vainqueur est celui qui totalise le plus de points sur ses deux meilleures vagues.

Pour le public, assis sur la plage, les scores et les commentaires sont assurés par deux speakers plutôt relax. Par exemple, ça ne les dérange pas du tout de parler la bouche pleine de « snickers » sans oublier de remercier « snickers, partenaire officiel de rip curl pro tour » Quand il ne se passe rien sur l’eau, ils discutent entre eux librement. Parfois, le son est complètement coupé, mais ça n’affole personne. Ils sont juste contents quand ça revient. La discussion des commentateurs est régulièrement ponctuée de slogans du style « Victoria the place to be » et « Remportez tous les déchets que vous trouverez sur cette plage. Même si ce ne sont pas les vôtres. Cette plage nous a été prêtée par Victoria parks et doit restée aussi propre que nous l’avons trouvée. Victoria the place to be. Thanks also to Snickers » Ca leur vient tout naturellement comme une leçon bien apprise ! Le résultat de ces répétitions est que la plage est impeccable à la fin de la journée. C’est très impressionnant pour nous ! Nous voyons très bien à l’œil nu les évolutions des surfeurs dans les vagues. D’ailleurs, ça chahute beaucoup pour les surfeurs. Bien qu’ils soient tous professionnels, les chutes sont nombreuses et spectaculaires. Les vagues les plus grandes atteignent 3 mètres !

La compétition est d’un niveau élevé, car les meilleures notes atteignent plus de 9 points sur 10 possibles ! Les enchaînements réalisés par certains surfeurs sont puissants et très bien maîtrisés. On se sent très proches d’eux car il y a peu de monde sur la plage. Rien à voir avec la foule qu’on imaginait ! Lorsqu’ils sortent de l’eau après leur affrontement, ils passent au milieu des spectateurs avec leur planche sous le bras. Ils se laissent photographier volontiers avec les enfants et les jolies filles qui leur demandent. Ils signent aussi quelques tee-shirts. Il y a autant de spectacle dans l’eau pour Cécile avec les beaux surfeurs bien musclés, que sur la plage pour Olivier avec les jolies jeunes filles en maillot de bain malgré l’hiver. Nous ne nous ennuyons pas un seul instant et sommes tristes que la compétition s’arrête à 16 heures. Olivier fait près de 400 photos en une seule journée ! Vive le téléobjectif. Cette journée nous a tellement plu, que nous décidons de camper sur place en espérant voir la suite le lendemain, au même endroit. Les experts des vagues devront déterminer à 6h30 du matin si la compétition reste un jour de plus à Johanna ou si elle retourne à Bell’s beach.

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Presentation

A PROPOS DE NOTRE TOUR DU MONDE
Au cours de nos voyages précédents, nous avons croisé la route de nombreux voyageurs en tour du monde. C’est au Pérou, en décembre 2004, que nous nous sommes finalement dit : - Et pourquoi pas nous ? Depuis, nous avons tout mis en œuvre pour y arriver : Olivier a réussi à obtenir un congé sabbatique, Cécile a présenté sa démission et nous avons appris l’Espéranto (en seulement 3 mois). Nous disposerons donc de 365 jours de liberté à partir du 20 octobre 2006. Nous avons prévu d’aller en Jordanie, au Tibet (novembre), au Népal (décembre), en Inde du Nord (janvier et février), à Angkor, en Australie (mars-juin), en Nouvelle-Calédonie, en Nouvelle-Zélande (juillet), en Argentine, au Chili, en Bolivie et pour finir au Brésil (août-octobre). C’est un programme très ambitieux, d’autant plus que nous espérons de vraies rencontres. L’Espéranto va beaucoup nous y aider. En effet, tous les gens qui nous accueilleront ont eux aussi fait l’effort de l’apprendre. Chacun a donc fait un pas en direction de l’autre avec la volonté de communiquer et de partager un moment de vie. Pour vous qui lisez ces lignes et qui lirez peut-être les articles que nous mettrons en ligne au fur et à mesure de cette année sur notre blog, nous espérons que vous trouverez du plaisir à partager ces moments privilégiés avec nous. En retour, nous attendons, de votre part, vos avis, vos commentaires et le récit de votre quotidien afin de vivre un véritable échange et rester en contact. Cécile et Olivier
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