Lundi 16 avril 2007

Uluru et les alentours

Nous profitons du camping d’Alice Springs pour refaire le plein d’eau et d’électricité en prévision des prochains jours. Nous avions fait les courses à Darwin et nous avons seulement besoin de reprendre quelques légumes et des « Tim Tam ».

Nous avons en effet découvert ces merveilleux gâteaux secs au chocolat. Nous pouvons en acheter car nous avons un frigo dans le camping car. Et nous allons tester toutes les sortes qui existent, tellement c’est bon ! c’est toujours aussi chouette de pouvoir se faire ses propres repas. Sur la route, ce n’est jamais le même paysage.

 

Parfois c’est vallonné, parfois les arbres sont touffus, puis il y a le désert de sables et de roches oranges parsemé de touffes d’herbes vertes et jaunes. Nous traversons ces étendues avec grand plaisir et nous nous arrêtons souvent pour prendre des photos, faire des pauses, bref profiter au mieux de ces étendues à perte de vue. Le regard porte le plus souvent à 360°. La route traverse de grandes parcelles où les troupeaux de vaches sont en liberté. Malheureusement pour elles, les road trains ne peuvent toujours pas les éviter. Nous en voyons beaucoup renversées le long de la route, tout comme les kangourous.

Nous, on a du s’arrêter plusieurs fois pour laisser passer des veaux. Grâce à l’Inde et à Cécile, nous devinons quand elles vont traverser la route, ce qui est bien pratique.

Uluru :

Difficile de décrire cet énorme rocher orange. On se sent tout petit quand on est à ses pieds.

C’est un lieu très sacré pour les aborigènes. Les grottes naturelles ont toutes des fonctions sacrées. Ce sont des lieux soit pour les cérémonies des hommes, soit pour celles des femmes, et quelques unes pour tout le monde. Elles abritent des peintures rupestres. Il y a toujours des cérémonies qui s’y déroulent. Chaque particularité d’Uluru a son histoire sacrée. Il y a les traces du serpent, le bouclier d’un guerrier, la tête d’un lézard. Si on sait lire, une grande partie des « dreamings » se retrouve ici.

ainsi quand nous voyons des cohortes de fourmis se lancer à l assaultd uluru, nous sommes bien revoltés par ce manque de respect!

sans compter les degats indelebiles qu'ils creent :

Le centre culturel est très bien fait car il remet les choses dans leur contexte.

Faisons une parenthèse sur les aborigènes. Au temps de la conquête de l’australie, le pays a été déclaré terra nulla. Autrement dit, les aborigènes n’avaient aucun droit sur leurs terres, elles appartenaient à qui les découvrait et les annexait pour son pays. Après de longues longues batailles juridiques ce principe initial a été abrogé. Mais comment faire pour rendre leurs terres aux propriétaires traditionnels maintenant que les colons s’y sont établis depuis plusieurs générations. Le débat est ouvert et sujet à polémiques. En ce qui concerne Uluru et d’autres sites, après 20 ans d’effort, les aborigènes ont réussi à redevenir les propriétaires des terres. Puis ils ont signé des accords de co-gérance avec l’état. C’est ainsi qu’Ayers Rock est redevenu Uluru.

Le système de gestion du parc est fondé sur une coopération entre les australiens et les aborigènes. Les rangers doivent être initiés par les aborigènes afin d’être sûr qu’ils comprennent bien l’importance sacrée d’Uluru. Les aborigènes sont aussi incorporés dans les Rangers. Ils partagent leurs connaissances. C’est ainsi que les rangers mettent le feu dans le bush. Il s’agit de faire brûler les herbes sèches quand la saison est bonne. La nouvelle herbe repousse et sert à alimenter la faune sauvage, les arbustes résistent à cette chaleur « douce ». Et à la saison sèche, les feux de brousse dévastateurs sont diminués.

Nous avons eu une attraction assez rare, Uluru sous la pluie. Des cascades se créent sous nos yeux et dévalent peu à peu les pentes d’Uluru. Nous sommes émerveillés.

 

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 2 avril 2007

Dans le parc du Kakadu, nous nous sommes intéressés aux peintures aborigènes.

 Nous avons dû participer à une excursion et prendre un bateau. Nous avons navigué sur la route et entre les arbres pour arriver jusqu’au site proprement dit. Les peintures sont incroyables. Elles sont vraiment très vieilles, comme nos peintures rupestres. Les couleurs ocres sont superbes.

Nous faisons donc le plein de beaux paysages, de culture en visitant les 2 centres culturels pour en apprendre un peu plus sur les aborigènes et aussi le plein de pluie. C’est fou ce qu’il pleut tout de même. Heureusement que nous avons le camping-car pour être au sec. D’un point de vue esthétique, nous avons de la chance qu’il pleuve car les nuages sont superbes!

Nous voulions faire un tour de bateau dans les Katherine Gorges. La route était vraiment inondée. Elle était même barrée mais nous avons suivi un taxi qui est passé sans problème. Arrivés au fond de la gorge, nous avons malheureusement appris qu’il n’y avait pas de place sur les canots rapides car un groupe avait tout réservé. Dommage ! A la place, nous avons visité une exposition très intéressante et fait une promenade qui nous a emmenés sur les hauteurs.

Après une journée entière de pluie et de route, nous arrivons juste avant le coucher de soleil aux Devil’s Marbles, traduisez les billes du diable. Ce sont des rochers oranges bien ronds tenant en équilibre au sommet d’autres. Au début, nous nous demandons comment ils tiennent, pour finalement comprendre qu’ils ont été modelés par l’érosion. Et au moment où nous sortons du camping car, la pluie cesse et le soleil apparaît. C’est tout simplement magique de se promener au milieu de ces rochers.

Quand nous arrivons à Alice Springs, c’est le choc. Il y a une vraie ville au milieu du bush. Tout au long de la route nous avons vu le prix de l’essence augmenter et ici, il est à un prix raisonnable. De la même façon, nous avions eu du mal à nous approvisionner en eau et là il y a des robinets partout et les pelouses sont bien vertes !! il y a à nouveau du réseau téléphonique et la radio capte des stations. Nous sommes revenus à la civilisation. Le centre ville nous interpelle lui aussi. C’est une succession de boutiques de souvenirs, de galeries d’art aborigène, d’agences de voyages, de restaurants, de cafés internet. Tout est prévu pour accueillir les touristes. D’un coté, ça nous arrange bien de pouvoir envoyer des SMS et des e-mails, mais de l’autre ça surprend après avoir passé tous ces jours à rouler au milieu du désert.

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 2 avril 2007

Nous avons quitté Darwin avec notre camper-van de location. A nous les grands espaces !!! Nous allons expérimenter nos premières vacances à 2 en camping-car. La conduite à gauche n’est pas facile mais nous nous habituons assez vite. Le plus dur est de passer les vitesses avec la main gauche. Au début, nous nous cognons régulièrement dans la portière. Au lieu d’enclencher les clignotants, nous mettons les essuie-glaces en route systématiquement. Et nous avons vraiment l’impression de prendre les ronds-points « à l’envers ». Pour tourner à gauche, c’est facile, il suffit de suivre la route et le flot des voitures. – Maintenant tourne à droite en gardant bien ta gauche ! C’est une phrase qui revient souvent et qui nous fait rire à chaque fois. Les premières centaines de kilomètres, nous sommes très concentrés sur la route. Puis nous nous détendons. Nous apprenons à profiter de notre nouvelle liberté : nous pouvons nous arrêter dès qu’on le veut, pour un beau paysage, pour observer des oiseaux dans un trou d’eau, pour regarder l’eau passer sous un pont. C’est vraiment très simple car il n’y a pas grand monde. D’ailleurs, dès qu’on croise un autre véhicule, chacun fait un signe de la main. Même sur l’autoroute. Ce n’est pas si fatiguant que ça car on doit voir en moyenne 2 personnes par heure. Et si on est arrêté sur le bas-coté, les conducteurs ralentissent et nous font un signe de la main pour être sûrs que nous n’avons pas besoin d’aide. C’est très agréable. Nous avons commencé par aller vers le parc du Kakadu. C’est très beau, très sauvage et très … humide !

Dorénavant nous savons ce que signifie la saison Wet. il fait très chaud, très humide et il pleut tellement que les rivières sortent de leur lit. Les plaines sont inondées, la route aussi. Il y a souvent des panneaux « floodway ». La route peut être simplement boueuse ou alors recouverte par l’eau. Il y a des indicateurs de profondeurs étalonnés jusqu’à 2 mètres de façon générale, parfois 6 mètres. Nous avons traversé des ponts où l’eau arrivait jusqu’au tablier. Après une première journée entière à rouler sur une route quasi déserte, nous avons découvert notre premier panneau « road closed ». Le pont emporté par la dernière grosse pluie n’était pas réparé. Notre information était fausse. Le lendemain, nous avons dû faire un détour de 300 kilomètres … ça nous a permis de voir beaucoup de wallabies qui détalaient comme des lapins.

Nous avons passé notre première nuit en camping-car au milieu d’eux et de cacatoès blancs. Nous étions dans le camping le plus reculé qu’il soit. Le soir, nous allons au saloon par curiosité. Et là grosse surprise. Tous les pêcheurs de barramundi sont réunis pour regarder un match de cricket. Ils parient sur le score en buvant des bières ou du vin. C’est très étonnant car pour nous ni la radio ni le téléphone ne captent quoi que ce soit depuis des heures. L’explication est pourtant simple. Il y a une énorme antenne satellite posée à coté du salon, au pied de laquelle viennent brouter les wallabis. Olivier a eu droit aux commentaires des pêcheurs et à leurs explications sur les tactiques et finesses du jeu. Très instructif. Malgré tout, nous n’avons pas regardé jusqu’à la fin : un match de cricket peut durer jusqu’à 2 jours !!!!

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 18 mars 2007

Bangkok recèle aussi de nombreux temples boudhistes. Nous avons seulement vu le Wat Phra Kaew. C’est un ensemble de temples qui ont été construits par la famille royale, accolés au palais historique des rois thaïlandais. Ce sont les temples les plus sacrés de thaïlande.

 

C’est somptueux. Chaque temple est plus beau que le précédent. Un des temples est ornementé de porcelaines et de perles. Il y a un énorme stupa qui brille de mille feux. Il est recouvert d’or, de plâtre doré et de milliers de petits carreaux de verre dorés.

C’est éblouissant. Pour certains temples, les murs sont incrustés de miroirs et de verre coloré qui forment des mosaïques. Il y a toutes les couleurs qui se mélangent en motifs harmonieux. On trouve du vert, du bleu, du rouge, de l’argenté, du doré. Et la lumière qui se reflète rend les statues encore plus vivantes.

La hauteur des temples nous impressionne beaucoup. Les colonnes semblent toucher le ciel. Malgré le grand angle, nous avons du mal à les faire entrer dans notre appareil photo !

Il y a également des statues de créatures mythiques toutes dorées et recouvertes de petits carrés de miroirs colorés. C’est très gai.

Les galeries abritent des peintures murales dorées à l’or fin qui sont des modèles de finesse et de précision. Elles racontent l’épopée  thaïlandaise du Ramayana.

 

 

Le temple qui abrite le Boudha d’émeraude est le plus beau et le plus sacré. Le Boudha est réellement très beau. Il a une robe (en or et en pierres précieuses) pour chaque saison. C’est le roi qui les change en grande cérémonie. Il trône au-dessus d’autres Boudhas, disposés en 3 étages. Ils sont tous surmontés par des parasols à 7 étages. Quand on entre, pieds nus, dans ce temple, il faut s’asseoir pour méditer et pour prier. Les gens sont tous silencieux et recueillis. C’est très impressionnant. Les murs de ce temple sont complètement peints de scènes de la vie de Boudha. Dans cette salle, les offrandes sont interdites. Dehors il y a un endroit dédié aux offrandes pour ce Boudha d’émeraude. Les thaïlandais s’y pressent avec beaucoup de ferveur pour brûler de l’encens, offrir des fleurs de lotus et autres offrandes de fruits. Ils collent aussi des feuilles d’or sur un Boudha pur l’honorer.

 

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 17 mars 2007

Angkor est un ensemble de temples. Le plus vaste et le plus connu est Angkor Wat

 

 

 

 

La description du guide de voyage est enthousiaste. Nous sommes face à quelque chose d’unique et d’exceptionnel. Dans notre imaginaire, on imagine des temples mystérieux perdus au milieu de la jungle, recelant des statues d’une beauté à couper le souffle. Bref, au moins des images dignes du national geographic. Au lieu de çela, nous trouvons un immense temple.

Au début nous sommes très déçus. C’est tellement grand que nous n’arrivons pas à y trouver du charme. En plus c’est très abîmé. Toutes les pierres sont noircies. Des pans entiers de murs sont éboulés. Le temple dans son ensemble est à l’abandon. Il y a bien quelques équipes de restauration, mais le résultat de leur labeur est à peine visible. C’est une goutte d’eau à l’échelle de ce vaste temple.

Il nous faut beaucoup beaucoup d’imagination pour percevoir la splendeur d’antan à partir de détails restaurés avec soin.

 

 

Finalement, ce sont d’autres temples du complexe qui nous ont séduits.

Ta prom correspond mieux à nos attentes. Des arbres gigantesques ont pris possession des lieux. Nous nous prenons pour des explorateurs, et cela malgré les groupes. Et au milieu de la végétation, il y a de superbes bas reliefs et des statues très fines.

 

 

Notre autre temple préféré est le Bayon. C’est le plus énigmatique. Sur chaque tour apparaissent 4 visages souriants de Boudha. Ils sont tous différents et font face aux points cardinaux. Dans la lumière du soir, c’est superbe. Ça ne ressemble à aucun autre temple que nous connaissons. C’est ce qui le rend unique à nos yeux.

 

 

 

La terrasse des éléphants nous a aussi beaucoup impressionnée. Déjà par ses dimensions et par les éléphants sculptés sur le mur qui l’entoure. Dans l’épaisseur de ce murs se cache un ancien mur sculpté lui aussi. Ses statues ont ainsi été préservées de l’usure du temps. C’est très beau et en plus il fait bien frais dans l’ombre du petit passage.

 

 

Pour les 2 premiers jours, nous avons loué des bicyclettes et nous pédalons vaillamment dans la chaleur étouffante. Nous avons l’impression de mieux mériter les temples ainsi…et aussi les noix de coco fraîches que nous buvons. Bien sûr nous devons négocier. Voici le genre de conversation que nous avons avec les vendeurs.

 

-combien pour une noix de coco ?

 

- 1$

 

- et en riels ?

 

- 4000

nous nous concertons : en inde, on l’aurait payé 8-10 roupies, ça fait donc 10-12 bahts, c’est à dire 1200 riels. Oui mais celle-là est 2 fois plus grosse.

On se retourne vers le vendeur en disant que c’est trop cher.

 

-          pardon, c’est 2 pour 1$

 

donc 2000 riels soit 20 bahts….on propose 1500 riels et ça marche. On obtient une petite noix de coco bien fraîche.

 

En fait le vrai prix c’est 1500 pour une énorme et 1000 pour une petite. Et en euros….

 

 

Nous avons aussi passé 1 jour à visiter les temples plus éloignés, cette fois-ci en tuk-tuk remorque.

 

Celui qui nous a le plus impressionné est le Ban Teay Srei. Les sculptures semblent être en 3D tellement elles se détachent de la surface. Et en plus, la pierre est rose. C’est un petit temple mais il nous a fait une grande impression.

 

 

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Presentation

A PROPOS DE NOTRE TOUR DU MONDE
Au cours de nos voyages précédents, nous avons croisé la route de nombreux voyageurs en tour du monde. C’est au Pérou, en décembre 2004, que nous nous sommes finalement dit : - Et pourquoi pas nous ? Depuis, nous avons tout mis en œuvre pour y arriver : Olivier a réussi à obtenir un congé sabbatique, Cécile a présenté sa démission et nous avons appris l’Espéranto (en seulement 3 mois). Nous disposerons donc de 365 jours de liberté à partir du 20 octobre 2006. Nous avons prévu d’aller en Jordanie, au Tibet (novembre), au Népal (décembre), en Inde du Nord (janvier et février), à Angkor, en Australie (mars-juin), en Nouvelle-Calédonie, en Nouvelle-Zélande (juillet), en Argentine, au Chili, en Bolivie et pour finir au Brésil (août-octobre). C’est un programme très ambitieux, d’autant plus que nous espérons de vraies rencontres. L’Espéranto va beaucoup nous y aider. En effet, tous les gens qui nous accueilleront ont eux aussi fait l’effort de l’apprendre. Chacun a donc fait un pas en direction de l’autre avec la volonté de communiquer et de partager un moment de vie. Pour vous qui lisez ces lignes et qui lirez peut-être les articles que nous mettrons en ligne au fur et à mesure de cette année sur notre blog, nous espérons que vous trouverez du plaisir à partager ces moments privilégiés avec nous. En retour, nous attendons, de votre part, vos avis, vos commentaires et le récit de votre quotidien afin de vivre un véritable échange et rester en contact. Cécile et Olivier
hebergement siteweb gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus