Uluru et les alentours
Nous profitons du camping d’Alice Springs pour refaire le plein d’eau et d’électricité en prévision des prochains jours. Nous avions fait les courses à Darwin et nous avons seulement besoin de reprendre quelques légumes et des « Tim Tam ».
Nous avons en effet découvert ces merveilleux gâteaux secs au chocolat. Nous pouvons en acheter car nous avons un frigo dans le camping car. Et nous allons tester toutes les sortes qui existent, tellement c’est bon ! c’est toujours aussi chouette de pouvoir se faire ses propres repas. Sur la route, ce n’est jamais le même paysage.
Parfois c’est vallonné, parfois les arbres sont touffus, puis il y a le désert de sables et de roches oranges parsemé de touffes d’herbes vertes et jaunes. Nous traversons ces étendues avec grand plaisir et nous nous arrêtons souvent pour prendre des photos, faire des pauses, bref profiter au mieux de ces étendues à perte de vue. Le regard porte le plus souvent à 360°. La route traverse de grandes parcelles où les troupeaux de vaches sont en liberté. Malheureusement pour elles, les road trains ne peuvent toujours pas les éviter. Nous en voyons beaucoup renversées le long de la route, tout comme les kangourous.
Nous, on a du s’arrêter plusieurs fois pour laisser passer des veaux. Grâce à l’Inde et à Cécile, nous devinons quand elles vont traverser la route, ce qui est bien pratique.

Uluru :
Difficile de décrire cet énorme rocher orange. On se sent tout petit quand on est à ses pieds.

C’est un lieu très sacré pour les aborigènes. Les grottes naturelles ont toutes des fonctions sacrées. Ce sont des lieux soit pour les cérémonies des hommes, soit pour celles des femmes, et quelques unes pour tout le monde. Elles abritent des peintures rupestres. Il y a toujours des cérémonies qui s’y déroulent. Chaque particularité d’Uluru a son histoire sacrée. Il y a les traces du serpent, le bouclier d’un guerrier, la tête d’un lézard. Si on sait lire, une grande partie des « dreamings » se retrouve ici.

ainsi quand nous voyons des cohortes de fourmis se lancer à l assaultd uluru, nous sommes bien revoltés par ce manque de respect!
sans compter les degats indelebiles qu'ils creent :

Le centre culturel est très bien fait car il remet les choses dans leur contexte.
Faisons une parenthèse sur les aborigènes. Au temps de la conquête de l’australie, le pays a été déclaré terra nulla. Autrement dit, les aborigènes n’avaient aucun droit sur leurs terres, elles appartenaient à qui les découvrait et les annexait pour son pays. Après de longues longues batailles juridiques ce principe initial a été abrogé. Mais comment faire pour rendre leurs terres aux propriétaires traditionnels maintenant que les colons s’y sont établis depuis plusieurs générations. Le débat est ouvert et sujet à polémiques. En ce qui concerne Uluru et d’autres sites, après 20 ans d’effort, les aborigènes ont réussi à redevenir les propriétaires des terres. Puis ils ont signé des accords de co-gérance avec l’état. C’est ainsi qu’Ayers Rock est redevenu Uluru.
Le système de gestion du parc est fondé sur une coopération entre les australiens et les aborigènes. Les rangers doivent être initiés par les aborigènes afin d’être sûr qu’ils comprennent bien l’importance sacrée d’Uluru. Les aborigènes sont aussi incorporés dans les Rangers. Ils partagent leurs connaissances. C’est ainsi que les rangers mettent le feu dans le bush. Il s’agit de faire brûler les herbes sèches quand la saison est bonne. La nouvelle herbe repousse et sert à alimenter la faune sauvage, les arbustes résistent à cette chaleur « douce ». Et à la saison sèche, les feux de brousse dévastateurs sont diminués.

Nous avons eu une attraction assez rare, Uluru sous la pluie. Des cascades se créent sous nos yeux et dévalent peu à peu les pentes d’Uluru. Nous sommes émerveillés.