Dimanche 18 mars 2007

Bangkok recèle aussi de nombreux temples boudhistes. Nous avons seulement vu le Wat Phra Kaew. C’est un ensemble de temples qui ont été construits par la famille royale, accolés au palais historique des rois thaïlandais. Ce sont les temples les plus sacrés de thaïlande.

 

C’est somptueux. Chaque temple est plus beau que le précédent. Un des temples est ornementé de porcelaines et de perles. Il y a un énorme stupa qui brille de mille feux. Il est recouvert d’or, de plâtre doré et de milliers de petits carreaux de verre dorés.

C’est éblouissant. Pour certains temples, les murs sont incrustés de miroirs et de verre coloré qui forment des mosaïques. Il y a toutes les couleurs qui se mélangent en motifs harmonieux. On trouve du vert, du bleu, du rouge, de l’argenté, du doré. Et la lumière qui se reflète rend les statues encore plus vivantes.

La hauteur des temples nous impressionne beaucoup. Les colonnes semblent toucher le ciel. Malgré le grand angle, nous avons du mal à les faire entrer dans notre appareil photo !

Il y a également des statues de créatures mythiques toutes dorées et recouvertes de petits carrés de miroirs colorés. C’est très gai.

Les galeries abritent des peintures murales dorées à l’or fin qui sont des modèles de finesse et de précision. Elles racontent l’épopée  thaïlandaise du Ramayana.

 

 

Le temple qui abrite le Boudha d’émeraude est le plus beau et le plus sacré. Le Boudha est réellement très beau. Il a une robe (en or et en pierres précieuses) pour chaque saison. C’est le roi qui les change en grande cérémonie. Il trône au-dessus d’autres Boudhas, disposés en 3 étages. Ils sont tous surmontés par des parasols à 7 étages. Quand on entre, pieds nus, dans ce temple, il faut s’asseoir pour méditer et pour prier. Les gens sont tous silencieux et recueillis. C’est très impressionnant. Les murs de ce temple sont complètement peints de scènes de la vie de Boudha. Dans cette salle, les offrandes sont interdites. Dehors il y a un endroit dédié aux offrandes pour ce Boudha d’émeraude. Les thaïlandais s’y pressent avec beaucoup de ferveur pour brûler de l’encens, offrir des fleurs de lotus et autres offrandes de fruits. Ils collent aussi des feuilles d’or sur un Boudha pur l’honorer.

 

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Samedi 17 mars 2007

Angkor est un ensemble de temples. Le plus vaste et le plus connu est Angkor Wat

 

 

 

 

La description du guide de voyage est enthousiaste. Nous sommes face à quelque chose d’unique et d’exceptionnel. Dans notre imaginaire, on imagine des temples mystérieux perdus au milieu de la jungle, recelant des statues d’une beauté à couper le souffle. Bref, au moins des images dignes du national geographic. Au lieu de çela, nous trouvons un immense temple.

Au début nous sommes très déçus. C’est tellement grand que nous n’arrivons pas à y trouver du charme. En plus c’est très abîmé. Toutes les pierres sont noircies. Des pans entiers de murs sont éboulés. Le temple dans son ensemble est à l’abandon. Il y a bien quelques équipes de restauration, mais le résultat de leur labeur est à peine visible. C’est une goutte d’eau à l’échelle de ce vaste temple.

Il nous faut beaucoup beaucoup d’imagination pour percevoir la splendeur d’antan à partir de détails restaurés avec soin.

 

 

Finalement, ce sont d’autres temples du complexe qui nous ont séduits.

Ta prom correspond mieux à nos attentes. Des arbres gigantesques ont pris possession des lieux. Nous nous prenons pour des explorateurs, et cela malgré les groupes. Et au milieu de la végétation, il y a de superbes bas reliefs et des statues très fines.

 

 

Notre autre temple préféré est le Bayon. C’est le plus énigmatique. Sur chaque tour apparaissent 4 visages souriants de Boudha. Ils sont tous différents et font face aux points cardinaux. Dans la lumière du soir, c’est superbe. Ça ne ressemble à aucun autre temple que nous connaissons. C’est ce qui le rend unique à nos yeux.

 

 

 

La terrasse des éléphants nous a aussi beaucoup impressionnée. Déjà par ses dimensions et par les éléphants sculptés sur le mur qui l’entoure. Dans l’épaisseur de ce murs se cache un ancien mur sculpté lui aussi. Ses statues ont ainsi été préservées de l’usure du temps. C’est très beau et en plus il fait bien frais dans l’ombre du petit passage.

 

 

Pour les 2 premiers jours, nous avons loué des bicyclettes et nous pédalons vaillamment dans la chaleur étouffante. Nous avons l’impression de mieux mériter les temples ainsi…et aussi les noix de coco fraîches que nous buvons. Bien sûr nous devons négocier. Voici le genre de conversation que nous avons avec les vendeurs.

 

-combien pour une noix de coco ?

 

- 1$

 

- et en riels ?

 

- 4000

nous nous concertons : en inde, on l’aurait payé 8-10 roupies, ça fait donc 10-12 bahts, c’est à dire 1200 riels. Oui mais celle-là est 2 fois plus grosse.

On se retourne vers le vendeur en disant que c’est trop cher.

 

-          pardon, c’est 2 pour 1$

 

donc 2000 riels soit 20 bahts….on propose 1500 riels et ça marche. On obtient une petite noix de coco bien fraîche.

 

En fait le vrai prix c’est 1500 pour une énorme et 1000 pour une petite. Et en euros….

 

 

Nous avons aussi passé 1 jour à visiter les temples plus éloignés, cette fois-ci en tuk-tuk remorque.

 

Celui qui nous a le plus impressionné est le Ban Teay Srei. Les sculptures semblent être en 3D tellement elles se détachent de la surface. Et en plus, la pierre est rose. C’est un petit temple mais il nous a fait une grande impression.

 

 

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Vendredi 16 mars 2007

Le Taj Mahal est encore plus beau vu de près. Pour y arriver, il faut passer des contrôles assez stricts. Pas de nourriture, de couteau ou de lampe torche et pas de….boîte d’aquarelles. J’ai bien essayé de savoir pourquoi, mais rien à faire. Les crayons de couleurs, les stylos le cahier, ça va mais pas les couleurs. Ont-ils eu peur que je  repeigne en rose le Taj Mahal ?


A l’intérieur la foule se presse pour se faire prendre en photo avec le Taj Mahal en arrière-plan.  Pour les indiens, voici les photos typiques. Les couples se tiennent par les 2 mains, les groupes s’entassent, les hommes seuls posent très sérieusement, les jeunes gens s’amusent à tenir le taj par la coupole... tout le monde se bouscule. Des tours sont établis. Il y a bien sur des resquilleurs.

Devant l’enthousiasme des indiens, nous voulons nous aussi une photo de nous. Quelle idée ! Nous trouvons un jeune homme qui accepte de nous photographier. Maintenant, il faut aller poser. Et une foule se rue sur nous. Tout le monde veut avoir une photo avec nous. Notre photographe crie pour qu’on fasse d’abord une photo seuls. Il faut bien 10 minutes car si quelqu'un passe, il se relève l’engueule et il faut recommencer le cadrage. Qui est lui-même compromis par l’arrivée de quelqu'un qui se rue pour être sur la photo. Bref, une fois la photo prise, nous sommes comme des stars. Tout le monde vient à coté de nous et repart avec sa photo souvenir. Dès qu’il y a une accalmie, nous nous sauvons. Cela nous a occupé 30 minutes et nous avons même eu l’adresse d’un monsieur qui voulait absolument nous inviter chez lui.
Le Taj mahal est vraiment magnifique. Le marbre blanc est incrusté de milliers de pierres semi-précieuses qui dessinent des motifs floraux. Autour des portes, aux 4 points cardinaux, des versets du coran soulignent la rectitude des hautes entrées. Les proportions du Taj Mahal sont parfaites. Le dôme évoque une perle enchâssée. Il est lisse, précieux, raffiné. Comme il est construit sur une esplanade, l’ensemble du Taj Mahal se détache sur le bleu du ciel. Les minarets sveltes qui l’entourent accentuent l’impression de stabilité de l’édifice et magnifient sa grandeur. Les bâtiments qui l’entourent, la mosquée et le hall des pélerins sont en grès rouge. Le contraste est encore plus saisissant entre la chaleur vibrante de cette couleur et le blanc éblouissant du Taj. Il est impossible de le regarder en pleine journée sans lunettes de soleil.
A l’intérieur, dans la pénombre et la fraîcheur, on trouve le mausolée proprement dit. La lumière est tamisée, les incrustations sont encore plus élaborées. Des guirlandes de fleurs raffinées en pierres précieuses courent sur les murs. Un écran de marbre protège le tombeau. C’est une vraie dentelle en fait. Le marbre est semi transparent et les fleurs sont si fines, si délicates qu’on a du mal à imaginer que ce sont des pierres polies. Si on les éclaire, elles luisent. Quand le soir tombe, c’est encore plus impressionnant, le tombeau baigne dans une lumière diffuse. A la pleine lune, toutes les incrustations sont censées luire. Nous ne pourrons pas vérifier, il n’y a pas de pleine lune avant 12 jours. Mais nous le croyons sans peine tellement la construction semble parfaite.

 


Puis vient le moment le plus merveilleux, le coucher de soleil. C’est extraordinaire. Le Taj Mahal prend des teintes dorées. Il baigne dans cette lumière extraordinaire. Puis il devient rose. C’est magnifique. Quand enfin le soleil se couche, le marbre a des reflets bleus et jaunes. Nous sommes subjugués par cette palette de couleurs, comme  sortie d’un rêve.


Nous partons à regret après avoir passé une journée entière à tourner autour du Taj Mahal et à s’imprégner de sa beauté.

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Vendredi 9 mars 2007
Pour aller de Jaipur à Agra, nous avons pris le bus comme à l’accoutumée. Sauf que cette fois-ci, c’est un bus de luxe. Un petit garçon indien de 8 ans est assis sur le siège de l’autre côté du couloir, avec sa maman. Une fois que la nuit est tombée, il trouve le courage de parler avec Olivier. D’abord, il lui propose des bonbons. Dans un anglais hésitant, il se présente et veut absolument échanger son adresse contre la notre. Il faut sortir la lampe frontale et écrire malgré les cahots de la route. Toutes les 5 minutes, il tapote du bout du doigt le bras d’Olivier, jusqu’à ce qu’il lui réponde. - Tu viendras chez moi ? - D’abord il faut demander à ta maman si elle veut bien nous inviter. Conciliabule en hindi. La maman nous fait signe qu’elle est d’accord assorti d’un grand sourire. - bon, demain tu viens chez moi. Il y aura ma maman, mon papa, ma mémé, mon tonton. Et tu viendras avec ta femme. - J’appelle demain 5 minutes plus tard, tapotis sur le bras - A quelle heure, tu viendras dis ? - Je verrai avec ta maman 5 minutes après, re-tapotis du bout du doigt. - Tu appelles demain et ensuite tu viens dans ma maison. Cela dure comme ça pendant 2h30. Olivier rit beaucoup à chaque tapotis. Le lendemain nous visitons le fort rouge d’Agra. Il est vraiment superbement décoré. Le marbre des bâtiments est incrusté de pierres semi précieuses qui dessinent des motifs. Il y a aussi des incrustations de miroirs. Le blanc du marbre contraste joliment avec le rouge-rose du grés. La sophistication des incrustations alterne avec la sobriété des murs rouges. Nous aimons beaucoup. Comme promis, nous appelons Seema, la maman de Marana. Elle nous invite chez elle. Nous convenons de venir à 19h afin d’assister au coucher de soleil sur le Taj Mahal. Nous allons le voir depuis un jardin. C’est magnifique. Le mausolée blanc se pare de rose puis d’orangé et pour finir de bleu. Demain on ira le voir de plus près…. Après 1h de rickshaw, et après avoir fait 10 fois le tour du quartier en demandant notre route à chaque passant et dans chaque boutique, nous trouvons enfin la bonne maison. Quand nous arrivons chez nos hôtes, c’est la fête. Marana est ravi, sa mère aussi. Ils nous installent dans une chambre et nous amènent du thé. Seema s’affaire en cuisine. On va la rejoindre. C’est beaucoup plus facile de faire connaissance dans une petite cuisine. Elle nous explique sa recette de curry et nous apprend à faire du riz pilaf. En 15 minutes, un repas végétarien savoureux est prêt. Entre-temps, Marana avait entraîné Olivier sous une grande tente montée dans la rue pour célébrer un mariage : Là, tout plein de personnes sont réunies, les femmes chantent et dansent, il y a une caméra vidéo digne des meilleurs professionnels. Puis, d’un seul coup, c’est la ruée vers le buffet, je suis présenté à la grand-mère qui doit rester encore un peu au mariage, et trouve quand même le temps de me donner une assiette remplie de nourriture. De son côté, Marana veut absolument que je prenne un café, je finis par accepter et il est très bon. Il en boit aussi un et se brûle un peu la bouche car c’est très chaud, je me rends bien compte que c’est un enfant qui essaie de jouer au grand. Cécile me rejoint, avec Seema, quelques instants. Puis, Seema veut que nous revenions chez elle, c’est elle qui nous a invité après tout. Et elle n’a pas envie de nous partager, manifestement. Juste en partant, je me retrouve à parler dans un espace confiné avec un indien de catalogne, dans un mélange d’anglais, d’espagnol et d’esperanto !!!!!!! Puis nous voilà de retour à la maison. On mange tous les deux confortablement installés sur un matelas spécialement sorti pour nous. Toute la famille nous regarde et se réjouit de nous voir nous régaler. La grand-mère, revenue du mariage, est particulièrement heureuse et semble bénir ce jour de notre venue dans sa maison. Un peu après, Marana sort ses cahiers de classe, et je fais la lecture de ses cahiers à sa grande fierté. J’ai droit de lire tous les livres de son cartable, un par un. Puis, il sort un jeu de carromen miniature avec des piles de jetons en vrac et nous commençons à jouer très sérieusement. Pendant ce temps là, l’homme qui était venu récupérer Seema et Marana dans le bus, rentre à la maison, s’enferme dans une pièce, boit une petite bouteille de whisky, et commence à discuter avec Cécile et Seema. Au bout d’un moment, Cécile a un peu de mal en anglais et l’homme est de plus en plus inquisiteur et la met mal à l’aise. Je me joins à la conversation. En fait, il possède un business de chaussures, il est courtier en bourse et investit les profits dans des constructions immobilières de son cercle d’amis. Cela fait beaucoup pour un seul homme, il nous semble… il insiste sur le fait qu’il a beaucoup beaucoup d’argent. De plus, il veut absolument faire du business avec nous et nous avons beaucoup de mal à lui faire comprendre que nous ne sommes pas qualifiés pour ça et que ça ne nous intéresse absolument pas. Là dessus, vient se rajouter le frère de Seema, qui a une bonne tête gentille. Il est convaincu que la France est un pays de cocagne. Il veut à tout prix venir travailler en France, il fera tout ce que nous voulons. Nous sommes encore plus mal à l’aise, avec l’impression de devoir « adopter » le frère. Nous essayons de proposer de l’accueillir en France pour l’aider mais il lui faudra obtenir les visas de travail et ce n’est pas facile. L’homme pressé répond que ce sera fait en un claquement de doigts de sa part… Vraiment, nous avons une piètre impression de cet homme. Il finit par partir comme il est arrivé, en coup de vent, avec ses 2 portables qui sonnent en même temps et sans dire au revoir à qui que ce soit. Comme il se fait tard, nous demandons à nos hôtes la permission de partir. Ils nous emmènent en scooter et moto jusqu’à la grosse route la plus proche pour trouver un rickshaw qui nous ramenera chez nous. Ils négocient le prix de la course et éconduisent un conducteur éméché. Ils nous bénissent encore plusieurs fois. Le frère baise même mes pieds. Puis ils nous disent enfin au revoir car nous nous sommes engagés à revenir le lendemain.
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Vendredi 9 mars 2007
Bangkok n’est qu’à quelques heures de vol de l’Inde. Cependant le choc est grand quand on passe d’un pays à l’autre. Quand nous sommes sortis de l’aeroport bien climatisé, nous avons été assaillis par la vague de chaleur et de moiteur. Comme nous sommes arrivés la nuit, c’était encore plus inattendu. Le deuxième choc que nous avons eu, c’est la confrontation avec le monde de la nuit de Kao San Road. Nous nous y sommes retrouvés à minuit. Il y fait clair comme en plein jour grâce à toutes les enseignes lumineuses. La rue est bondée de gens, de restaurants, de magasins, de vendeurs ambulants, d’échoppes. C’est la pagaille. Les cafés mettent tous la musique à fond. Les tables sont occupées par des occidentaux plus ou moins jeunes. Il y a plein de bouteilles de bière vides sur les tables (ici une bouteille fait 650 mL). On croise des jeunes touristes éméchés ou drogués, certains sont même couchés dans le caniveau, dans l’indifférence générale. De jeunes filles thai sont habillées de robes ultra moulantes en léopard ou avec des marques de bière. Elles font la réclame pour des boîtes de nuit ou des bars. A coté d’elles des femmes thai plus âgées. Elles ont des coiffes thai traditionnelles, brodées de grelots argentés. Elles vendent de l’artisanat….et portent des jogging et des baskets. Avachis sur des tabourets sur la route, des touristes se font faire des nattes, des rastas ou des tatouages, une bouteille de bière à la main. Les trottoirs sont encombrés par des vendeurs de vêtements : maillots de bain, short, petits hauts légers et robes courtes. Sur la route elle-même, il y a un flot continu de vendeurs ambulants de nourriture. Leur étal est monté sur roues. Ils se déplacent en proposant des nouilles, du mais grillé, des brochettes, des fruits frais, des cocktails. Et dans ce qui reste de route, la foule monte et descend la Kao San Road sous l’œil de la police. Les rabatteurs se précipitent sur nous, les petits nouveaux, pour nous proposer un tuk tuk, un hôtel, une carte d’étudiant, une happy hour dans leur bar, etc… C’est au milieu de la rue que nous nous sommes rendus compte de la présence de jeunes filles très courtement vêtues sur les trottoirs et devant les porches d’hôtel. Olivier, bien chargé et transpirant, marche 2 pas en avant pour se frayer un chemin. Il se fait accoster par une de ces jeunes filles qui lui propose ses services. C’est le troisième choc de la soirée. A partir de ce moment on regarde plus attentivement. On s’aperçoit qu’aux terrasses des bars, il y a de nombreux couples, souvent un occidental et une jeune fille thai. Dans notre hôtel, très connu dans cette rue, nous croiserons dans l’ascenseur un jeune homme blanc mal à l’aise accompagné par une de ces filles thai de la rue. Nous sommes révoltés et écoeurés. Dès le lendemain, nous nous trouvons un autre logement, éloigné de cette agitation et de tous ces excès. Mais Bangkok, c’est aussi une capitale hyper moderne ! d’immenses boulevards sillonnent la ville. Il y a des gratte ciel très modernes. Ils sont très hauts, les vitres reflètent le ciel, leurs formes sont des défis architecturaux. La circulation est intense. Les taxis-meter sont rose fushia, bleu pétant, vert granny smith, orange vif et jaune. Le mélange de toutes ces couleurs est très gai. Chose très étonnante après l’inde, notre tuk-tuk ne se faufile pas dans le moindre espace libre, respecte les feux rouges et n’utilise presque pas son klaxon. S’il n’y a quasiment pas de pollution sonore, en revanche il y a beaucoup de gaz d’échappement. Evoluant entre les hauts buldings, on trouve le sky train. Au début on a cru que c’était de simples panneaux publicitaires qui changeaient régulièrement. En fait chaque rame est entièrement customisée aux couleurs d’une marque ou d’un produit. Pour traverser, les piétons utilisent leurs propres échangeurs qui communiquent avec la rue certes, mais aussi avec les premiers étages des centres commerciaux. N’imaginez pas un carrefour ou un auchan, ni même Parly2. Ce sont des buldings incroyablement modernes et gigantesques. Il y a des fontaines, de larges baies vitrées, des contrôles de police à chaque entrée. A l’intérieur, c’est une succession de boutiques de luxe, d’échoppes de gadgets, de magasins d’habits et de stands de nourriture. Il y a aussi des salons de massage, des coiffeurs, des banques, des cafés. Pour aller d’un étage à l’autre, des escalators partout et en tous sens. Toutes les boutiques se ressemblent, c’est très difficile pour nous de nous repérer. Et en plus certains escalators font 2 étages à la fois…nous avons beaucoup beaucoup marché. Le 5eme étage est consacré à la nourriture et les 6 et 7èmes à des multiplex cinémas. Nous avons été visiter ces cinémas. C’est la surenchère. Des affiches partout, des écrans géants, des décors de films, des boutiques de friandises avec les plus gros pots de pop corn qu’on n’ait jamais vus. Il y a des spots lumineux dans tous les sens et de la musique à fond. Il y a aussi des entrées VIP. Les fauteuils en devanture semblent hyper confortables. C’est quasiment un divan individuel, avec une télécommande pour régler l’inclinaison des pieds, du dossier….et il y a même un coussin et une couverture. Par contre, les films proposés ne nous ont pas séduits. Nous ne pouvons donc pas dire ce qu’il y a derrière les grandes portes. Le moyen le plus rapide pour se déplacer à Bangkok… c’est le bateau. Il y a des navettes très régulières. C’est un peu compliqué pour nous de s’y retrouver avec les 4 tarifs différents et les fanions pour les reconnaître. L’avantage, c’est qu’ainsi on évite les embouteillages et la pollution. Vue du coté rivière, la ville révèle un nouveau visage. Il y a des maisons sur pilotis, plus ou moins entretenues, qui alternent avec les hôtels de luxe et les toits dorés des temples. Des navettes permettent à leurs passagers de rejoindre les beaux hôtels. Il y a aussi des long-tail boats. Ce sont des bateaux très effilés et très rapides. Ils sont propulsés par un moteur relié à une hélice très longue et maintenue à l’horizontale par le pilote. Mais, dans notre passion pour les transports en commun, nous avons aussi pris le bus. Les plus chers sont climatisés mais nous n’avons pas encore réussi à les trouver. Sur le plan de la ville, c’est impossible de savoir le trajet des bus. Alors, nous nous mettons à un arrêt, dans le bon sens de préférence, et nous demandons le numéro du bus aux gens qui attendent. On finit toujours par trouver quelqu'un qui parle un peu anglais. Nos bus ne sont pas climatisés. Les fenêtres sont grandes ouvertes pour laisser passer l’air, pollué mais rafraîchissant. Le chauffeur a le droit à un ventilateur. La receveuse encaisse le prix des billets, 7 bahts soit environ 20 cts d’euro. Le prix est le même quelque soit le nombre d’arrêts. Pour aller jusqu’à la gare de bus, on n’a donc payé que 7 bahts par personne pour 1 heure de transport. Souvent la receveuse nous indique notre arrêt, même si elle ne parle pas anglais. Maintenant que nous avons passé 4 jours ici, nous commençons à connaître les bus que nous voulons prendre. Hier soir, nous avons même couru pour attraper notre bus, comme des habitués !!!
par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Presentation

A PROPOS DE NOTRE TOUR DU MONDE
Au cours de nos voyages précédents, nous avons croisé la route de nombreux voyageurs en tour du monde. C’est au Pérou, en décembre 2004, que nous nous sommes finalement dit : - Et pourquoi pas nous ? Depuis, nous avons tout mis en œuvre pour y arriver : Olivier a réussi à obtenir un congé sabbatique, Cécile a présenté sa démission et nous avons appris l’Espéranto (en seulement 3 mois). Nous disposerons donc de 365 jours de liberté à partir du 20 octobre 2006. Nous avons prévu d’aller en Jordanie, au Tibet (novembre), au Népal (décembre), en Inde du Nord (janvier et février), à Angkor, en Australie (mars-juin), en Nouvelle-Calédonie, en Nouvelle-Zélande (juillet), en Argentine, au Chili, en Bolivie et pour finir au Brésil (août-octobre). C’est un programme très ambitieux, d’autant plus que nous espérons de vraies rencontres. L’Espéranto va beaucoup nous y aider. En effet, tous les gens qui nous accueilleront ont eux aussi fait l’effort de l’apprendre. Chacun a donc fait un pas en direction de l’autre avec la volonté de communiquer et de partager un moment de vie. Pour vous qui lisez ces lignes et qui lirez peut-être les articles que nous mettrons en ligne au fur et à mesure de cette année sur notre blog, nous espérons que vous trouverez du plaisir à partager ces moments privilégiés avec nous. En retour, nous attendons, de votre part, vos avis, vos commentaires et le récit de votre quotidien afin de vivre un véritable échange et rester en contact. Cécile et Olivier
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