Bangkok nest quà quelques heures de vol de lInde. Cependant le choc est grand quand on passe dun pays à lautre.
Quand nous sommes sortis de laeroport bien climatisé, nous avons été assaillis par la vague de chaleur et de moiteur. Comme nous sommes arrivés la nuit, cétait encore plus inattendu.
Le deuxième choc que nous avons eu, cest la confrontation avec le monde de la nuit de Kao San Road. Nous nous y sommes retrouvés à minuit. Il y fait clair comme en plein jour grâce à toutes les enseignes lumineuses. La rue est bondée de gens, de restaurants, de magasins, de vendeurs ambulants, déchoppes. Cest la pagaille. Les cafés mettent tous la musique à fond. Les tables sont occupées par des occidentaux plus ou moins jeunes. Il y a plein de bouteilles de bière vides sur les tables (ici une bouteille fait 650 mL). On croise des jeunes touristes éméchés ou drogués, certains sont même couchés dans le caniveau, dans lindifférence générale. De jeunes filles thai sont habillées de robes ultra moulantes en léopard ou avec des marques de bière. Elles font la réclame pour des boîtes de nuit ou des bars. A coté delles des femmes thai plus âgées. Elles ont des coiffes thai traditionnelles, brodées de grelots argentés. Elles vendent de lartisanat
.et portent des jogging et des baskets. Avachis sur des tabourets sur la route, des touristes se font faire des nattes, des rastas ou des tatouages, une bouteille de bière à la main. Les trottoirs sont encombrés par des vendeurs de vêtements : maillots de bain, short, petits hauts légers et robes courtes. Sur la route elle-même, il y a un flot continu de vendeurs ambulants de nourriture. Leur étal est monté sur roues. Ils se déplacent en proposant des nouilles, du mais grillé, des brochettes, des fruits frais, des cocktails. Et dans ce qui reste de route, la foule monte et descend la Kao San Road sous lil de la police. Les rabatteurs se précipitent sur nous, les petits nouveaux, pour nous proposer un tuk tuk, un hôtel, une carte détudiant, une happy hour dans leur bar, etc
Cest au milieu de la rue que nous nous sommes rendus compte de la présence de jeunes filles très courtement vêtues sur les trottoirs et devant les porches dhôtel. Olivier, bien chargé et transpirant, marche 2 pas en avant pour se frayer un chemin. Il se fait accoster par une de ces jeunes filles qui lui propose ses services. Cest le troisième choc de la soirée. A partir de ce moment on regarde plus attentivement. On saperçoit quaux terrasses des bars, il y a de nombreux couples, souvent un occidental et une jeune fille thai. Dans notre hôtel, très connu dans cette rue, nous croiserons dans lascenseur un jeune homme blanc mal à laise accompagné par une de ces filles thai de la rue. Nous sommes révoltés et écoeurés. Dès le lendemain, nous nous trouvons un autre logement, éloigné de cette agitation et de tous ces excès.
Mais Bangkok, cest aussi une capitale hyper moderne ! dimmenses boulevards sillonnent la ville. Il y a des gratte ciel très modernes. Ils sont très hauts, les vitres reflètent le ciel, leurs formes sont des défis architecturaux. La circulation est intense. Les taxis-meter sont rose fushia, bleu pétant, vert granny smith, orange vif et jaune. Le mélange de toutes ces couleurs est très gai. Chose très étonnante après linde, notre tuk-tuk ne se faufile pas dans le moindre espace libre, respecte les feux rouges et nutilise presque pas son klaxon. Sil ny a quasiment pas de pollution sonore, en revanche il y a beaucoup de gaz déchappement. Evoluant entre les hauts buldings, on trouve le sky train. Au début on a cru que cétait de simples panneaux publicitaires qui changeaient régulièrement. En fait chaque rame est entièrement customisée aux couleurs dune marque ou dun produit.
Pour traverser, les piétons utilisent leurs propres échangeurs qui communiquent avec la rue certes, mais aussi avec les premiers étages des centres commerciaux. Nimaginez pas un carrefour ou un auchan, ni même Parly2. Ce sont des buldings incroyablement modernes et gigantesques. Il y a des fontaines, de larges baies vitrées, des contrôles de police à chaque entrée. A lintérieur, cest une succession de boutiques de luxe, déchoppes de gadgets, de magasins dhabits et de stands de nourriture. Il y a aussi des salons de massage, des coiffeurs, des banques, des cafés. Pour aller dun étage à lautre, des escalators partout et en tous sens. Toutes les boutiques se ressemblent, cest très difficile pour nous de nous repérer. Et en plus certains escalators font 2 étages à la fois
nous avons beaucoup beaucoup marché. Le 5eme étage est consacré à la nourriture et les 6 et 7èmes à des multiplex cinémas. Nous avons été visiter ces cinémas. Cest la surenchère. Des affiches partout, des écrans géants, des décors de films, des boutiques de friandises avec les plus gros pots de pop corn quon nait jamais vus. Il y a des spots lumineux dans tous les sens et de la musique à fond. Il y a aussi des entrées VIP. Les fauteuils en devanture semblent hyper confortables. Cest quasiment un divan individuel, avec une télécommande pour régler linclinaison des pieds, du dossier
.et il y a même un coussin et une couverture. Par contre, les films proposés ne nous ont pas séduits. Nous ne pouvons donc pas dire ce quil y a derrière les grandes portes.
Le moyen le plus rapide pour se déplacer à Bangkok
cest le bateau. Il y a des navettes très régulières. Cest un peu compliqué pour nous de sy retrouver avec les 4 tarifs différents et les fanions pour les reconnaître. Lavantage, cest quainsi on évite les embouteillages et la pollution. Vue du coté rivière, la ville révèle un nouveau visage. Il y a des maisons sur pilotis, plus ou moins entretenues, qui alternent avec les hôtels de luxe et les toits dorés des temples. Des navettes permettent à leurs passagers de rejoindre les beaux hôtels. Il y a aussi des long-tail boats. Ce sont des bateaux très effilés et très rapides. Ils sont propulsés par un moteur relié à une hélice très longue et maintenue à lhorizontale par le pilote.
Mais, dans notre passion pour les transports en commun, nous avons aussi pris le bus. Les plus chers sont climatisés mais nous navons pas encore réussi à les trouver. Sur le plan de la ville, cest impossible de savoir le trajet des bus. Alors, nous nous mettons à un arrêt, dans le bon sens de préférence, et nous demandons le numéro du bus aux gens qui attendent. On finit toujours par trouver quelqu'un qui parle un peu anglais. Nos bus ne sont pas climatisés. Les fenêtres sont grandes ouvertes pour laisser passer lair, pollué mais rafraîchissant. Le chauffeur a le droit à un ventilateur. La receveuse encaisse le prix des billets, 7 bahts soit environ 20 cts deuro. Le prix est le même quelque soit le nombre darrêts. Pour aller jusquà la gare de bus, on na donc payé que 7 bahts par personne pour 1 heure de transport. Souvent la receveuse nous indique notre arrêt, même si elle ne parle pas anglais. Maintenant que nous avons passé 4 jours ici, nous commençons à connaître les bus que nous voulons prendre. Hier soir, nous avons même couru pour attraper notre bus, comme des habitués !!!