Vendredi 9 mars 2007
Bangkok n’est qu’à quelques heures de vol de l’Inde. Cependant le choc est grand quand on passe d’un pays à l’autre. Quand nous sommes sortis de l’aeroport bien climatisé, nous avons été assaillis par la vague de chaleur et de moiteur. Comme nous sommes arrivés la nuit, c’était encore plus inattendu. Le deuxième choc que nous avons eu, c’est la confrontation avec le monde de la nuit de Kao San Road. Nous nous y sommes retrouvés à minuit. Il y fait clair comme en plein jour grâce à toutes les enseignes lumineuses. La rue est bondée de gens, de restaurants, de magasins, de vendeurs ambulants, d’échoppes. C’est la pagaille. Les cafés mettent tous la musique à fond. Les tables sont occupées par des occidentaux plus ou moins jeunes. Il y a plein de bouteilles de bière vides sur les tables (ici une bouteille fait 650 mL). On croise des jeunes touristes éméchés ou drogués, certains sont même couchés dans le caniveau, dans l’indifférence générale. De jeunes filles thai sont habillées de robes ultra moulantes en léopard ou avec des marques de bière. Elles font la réclame pour des boîtes de nuit ou des bars. A coté d’elles des femmes thai plus âgées. Elles ont des coiffes thai traditionnelles, brodées de grelots argentés. Elles vendent de l’artisanat….et portent des jogging et des baskets. Avachis sur des tabourets sur la route, des touristes se font faire des nattes, des rastas ou des tatouages, une bouteille de bière à la main. Les trottoirs sont encombrés par des vendeurs de vêtements : maillots de bain, short, petits hauts légers et robes courtes. Sur la route elle-même, il y a un flot continu de vendeurs ambulants de nourriture. Leur étal est monté sur roues. Ils se déplacent en proposant des nouilles, du mais grillé, des brochettes, des fruits frais, des cocktails. Et dans ce qui reste de route, la foule monte et descend la Kao San Road sous l’œil de la police. Les rabatteurs se précipitent sur nous, les petits nouveaux, pour nous proposer un tuk tuk, un hôtel, une carte d’étudiant, une happy hour dans leur bar, etc… C’est au milieu de la rue que nous nous sommes rendus compte de la présence de jeunes filles très courtement vêtues sur les trottoirs et devant les porches d’hôtel. Olivier, bien chargé et transpirant, marche 2 pas en avant pour se frayer un chemin. Il se fait accoster par une de ces jeunes filles qui lui propose ses services. C’est le troisième choc de la soirée. A partir de ce moment on regarde plus attentivement. On s’aperçoit qu’aux terrasses des bars, il y a de nombreux couples, souvent un occidental et une jeune fille thai. Dans notre hôtel, très connu dans cette rue, nous croiserons dans l’ascenseur un jeune homme blanc mal à l’aise accompagné par une de ces filles thai de la rue. Nous sommes révoltés et écoeurés. Dès le lendemain, nous nous trouvons un autre logement, éloigné de cette agitation et de tous ces excès. Mais Bangkok, c’est aussi une capitale hyper moderne ! d’immenses boulevards sillonnent la ville. Il y a des gratte ciel très modernes. Ils sont très hauts, les vitres reflètent le ciel, leurs formes sont des défis architecturaux. La circulation est intense. Les taxis-meter sont rose fushia, bleu pétant, vert granny smith, orange vif et jaune. Le mélange de toutes ces couleurs est très gai. Chose très étonnante après l’inde, notre tuk-tuk ne se faufile pas dans le moindre espace libre, respecte les feux rouges et n’utilise presque pas son klaxon. S’il n’y a quasiment pas de pollution sonore, en revanche il y a beaucoup de gaz d’échappement. Evoluant entre les hauts buldings, on trouve le sky train. Au début on a cru que c’était de simples panneaux publicitaires qui changeaient régulièrement. En fait chaque rame est entièrement customisée aux couleurs d’une marque ou d’un produit. Pour traverser, les piétons utilisent leurs propres échangeurs qui communiquent avec la rue certes, mais aussi avec les premiers étages des centres commerciaux. N’imaginez pas un carrefour ou un auchan, ni même Parly2. Ce sont des buldings incroyablement modernes et gigantesques. Il y a des fontaines, de larges baies vitrées, des contrôles de police à chaque entrée. A l’intérieur, c’est une succession de boutiques de luxe, d’échoppes de gadgets, de magasins d’habits et de stands de nourriture. Il y a aussi des salons de massage, des coiffeurs, des banques, des cafés. Pour aller d’un étage à l’autre, des escalators partout et en tous sens. Toutes les boutiques se ressemblent, c’est très difficile pour nous de nous repérer. Et en plus certains escalators font 2 étages à la fois…nous avons beaucoup beaucoup marché. Le 5eme étage est consacré à la nourriture et les 6 et 7èmes à des multiplex cinémas. Nous avons été visiter ces cinémas. C’est la surenchère. Des affiches partout, des écrans géants, des décors de films, des boutiques de friandises avec les plus gros pots de pop corn qu’on n’ait jamais vus. Il y a des spots lumineux dans tous les sens et de la musique à fond. Il y a aussi des entrées VIP. Les fauteuils en devanture semblent hyper confortables. C’est quasiment un divan individuel, avec une télécommande pour régler l’inclinaison des pieds, du dossier….et il y a même un coussin et une couverture. Par contre, les films proposés ne nous ont pas séduits. Nous ne pouvons donc pas dire ce qu’il y a derrière les grandes portes. Le moyen le plus rapide pour se déplacer à Bangkok… c’est le bateau. Il y a des navettes très régulières. C’est un peu compliqué pour nous de s’y retrouver avec les 4 tarifs différents et les fanions pour les reconnaître. L’avantage, c’est qu’ainsi on évite les embouteillages et la pollution. Vue du coté rivière, la ville révèle un nouveau visage. Il y a des maisons sur pilotis, plus ou moins entretenues, qui alternent avec les hôtels de luxe et les toits dorés des temples. Des navettes permettent à leurs passagers de rejoindre les beaux hôtels. Il y a aussi des long-tail boats. Ce sont des bateaux très effilés et très rapides. Ils sont propulsés par un moteur relié à une hélice très longue et maintenue à l’horizontale par le pilote. Mais, dans notre passion pour les transports en commun, nous avons aussi pris le bus. Les plus chers sont climatisés mais nous n’avons pas encore réussi à les trouver. Sur le plan de la ville, c’est impossible de savoir le trajet des bus. Alors, nous nous mettons à un arrêt, dans le bon sens de préférence, et nous demandons le numéro du bus aux gens qui attendent. On finit toujours par trouver quelqu'un qui parle un peu anglais. Nos bus ne sont pas climatisés. Les fenêtres sont grandes ouvertes pour laisser passer l’air, pollué mais rafraîchissant. Le chauffeur a le droit à un ventilateur. La receveuse encaisse le prix des billets, 7 bahts soit environ 20 cts d’euro. Le prix est le même quelque soit le nombre d’arrêts. Pour aller jusqu’à la gare de bus, on n’a donc payé que 7 bahts par personne pour 1 heure de transport. Souvent la receveuse nous indique notre arrêt, même si elle ne parle pas anglais. Maintenant que nous avons passé 4 jours ici, nous commençons à connaître les bus que nous voulons prendre. Hier soir, nous avons même couru pour attraper notre bus, comme des habitués !!!
par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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A PROPOS DE NOTRE TOUR DU MONDE
Au cours de nos voyages précédents, nous avons croisé la route de nombreux voyageurs en tour du monde. C’est au Pérou, en décembre 2004, que nous nous sommes finalement dit : - Et pourquoi pas nous ? Depuis, nous avons tout mis en œuvre pour y arriver : Olivier a réussi à obtenir un congé sabbatique, Cécile a présenté sa démission et nous avons appris l’Espéranto (en seulement 3 mois). Nous disposerons donc de 365 jours de liberté à partir du 20 octobre 2006. Nous avons prévu d’aller en Jordanie, au Tibet (novembre), au Népal (décembre), en Inde du Nord (janvier et février), à Angkor, en Australie (mars-juin), en Nouvelle-Calédonie, en Nouvelle-Zélande (juillet), en Argentine, au Chili, en Bolivie et pour finir au Brésil (août-octobre). C’est un programme très ambitieux, d’autant plus que nous espérons de vraies rencontres. L’Espéranto va beaucoup nous y aider. En effet, tous les gens qui nous accueilleront ont eux aussi fait l’effort de l’apprendre. Chacun a donc fait un pas en direction de l’autre avec la volonté de communiquer et de partager un moment de vie. Pour vous qui lisez ces lignes et qui lirez peut-être les articles que nous mettrons en ligne au fur et à mesure de cette année sur notre blog, nous espérons que vous trouverez du plaisir à partager ces moments privilégiés avec nous. En retour, nous attendons, de votre part, vos avis, vos commentaires et le récit de votre quotidien afin de vivre un véritable échange et rester en contact. Cécile et Olivier
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