Vendredi 16 mars 2007

Le Taj Mahal est encore plus beau vu de près. Pour y arriver, il faut passer des contrôles assez stricts. Pas de nourriture, de couteau ou de lampe torche et pas de….boîte d’aquarelles. J’ai bien essayé de savoir pourquoi, mais rien à faire. Les crayons de couleurs, les stylos le cahier, ça va mais pas les couleurs. Ont-ils eu peur que je  repeigne en rose le Taj Mahal ?


A l’intérieur la foule se presse pour se faire prendre en photo avec le Taj Mahal en arrière-plan.  Pour les indiens, voici les photos typiques. Les couples se tiennent par les 2 mains, les groupes s’entassent, les hommes seuls posent très sérieusement, les jeunes gens s’amusent à tenir le taj par la coupole... tout le monde se bouscule. Des tours sont établis. Il y a bien sur des resquilleurs.

Devant l’enthousiasme des indiens, nous voulons nous aussi une photo de nous. Quelle idée ! Nous trouvons un jeune homme qui accepte de nous photographier. Maintenant, il faut aller poser. Et une foule se rue sur nous. Tout le monde veut avoir une photo avec nous. Notre photographe crie pour qu’on fasse d’abord une photo seuls. Il faut bien 10 minutes car si quelqu'un passe, il se relève l’engueule et il faut recommencer le cadrage. Qui est lui-même compromis par l’arrivée de quelqu'un qui se rue pour être sur la photo. Bref, une fois la photo prise, nous sommes comme des stars. Tout le monde vient à coté de nous et repart avec sa photo souvenir. Dès qu’il y a une accalmie, nous nous sauvons. Cela nous a occupé 30 minutes et nous avons même eu l’adresse d’un monsieur qui voulait absolument nous inviter chez lui.
Le Taj mahal est vraiment magnifique. Le marbre blanc est incrusté de milliers de pierres semi-précieuses qui dessinent des motifs floraux. Autour des portes, aux 4 points cardinaux, des versets du coran soulignent la rectitude des hautes entrées. Les proportions du Taj Mahal sont parfaites. Le dôme évoque une perle enchâssée. Il est lisse, précieux, raffiné. Comme il est construit sur une esplanade, l’ensemble du Taj Mahal se détache sur le bleu du ciel. Les minarets sveltes qui l’entourent accentuent l’impression de stabilité de l’édifice et magnifient sa grandeur. Les bâtiments qui l’entourent, la mosquée et le hall des pélerins sont en grès rouge. Le contraste est encore plus saisissant entre la chaleur vibrante de cette couleur et le blanc éblouissant du Taj. Il est impossible de le regarder en pleine journée sans lunettes de soleil.
A l’intérieur, dans la pénombre et la fraîcheur, on trouve le mausolée proprement dit. La lumière est tamisée, les incrustations sont encore plus élaborées. Des guirlandes de fleurs raffinées en pierres précieuses courent sur les murs. Un écran de marbre protège le tombeau. C’est une vraie dentelle en fait. Le marbre est semi transparent et les fleurs sont si fines, si délicates qu’on a du mal à imaginer que ce sont des pierres polies. Si on les éclaire, elles luisent. Quand le soir tombe, c’est encore plus impressionnant, le tombeau baigne dans une lumière diffuse. A la pleine lune, toutes les incrustations sont censées luire. Nous ne pourrons pas vérifier, il n’y a pas de pleine lune avant 12 jours. Mais nous le croyons sans peine tellement la construction semble parfaite.

 


Puis vient le moment le plus merveilleux, le coucher de soleil. C’est extraordinaire. Le Taj Mahal prend des teintes dorées. Il baigne dans cette lumière extraordinaire. Puis il devient rose. C’est magnifique. Quand enfin le soleil se couche, le marbre a des reflets bleus et jaunes. Nous sommes subjugués par cette palette de couleurs, comme  sortie d’un rêve.


Nous partons à regret après avoir passé une journée entière à tourner autour du Taj Mahal et à s’imprégner de sa beauté.

par cécile et olivier publié dans : cecileetolivier
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Presentation

A PROPOS DE NOTRE TOUR DU MONDE
Au cours de nos voyages précédents, nous avons croisé la route de nombreux voyageurs en tour du monde. C’est au Pérou, en décembre 2004, que nous nous sommes finalement dit : - Et pourquoi pas nous ? Depuis, nous avons tout mis en œuvre pour y arriver : Olivier a réussi à obtenir un congé sabbatique, Cécile a présenté sa démission et nous avons appris l’Espéranto (en seulement 3 mois). Nous disposerons donc de 365 jours de liberté à partir du 20 octobre 2006. Nous avons prévu d’aller en Jordanie, au Tibet (novembre), au Népal (décembre), en Inde du Nord (janvier et février), à Angkor, en Australie (mars-juin), en Nouvelle-Calédonie, en Nouvelle-Zélande (juillet), en Argentine, au Chili, en Bolivie et pour finir au Brésil (août-octobre). C’est un programme très ambitieux, d’autant plus que nous espérons de vraies rencontres. L’Espéranto va beaucoup nous y aider. En effet, tous les gens qui nous accueilleront ont eux aussi fait l’effort de l’apprendre. Chacun a donc fait un pas en direction de l’autre avec la volonté de communiquer et de partager un moment de vie. Pour vous qui lisez ces lignes et qui lirez peut-être les articles que nous mettrons en ligne au fur et à mesure de cette année sur notre blog, nous espérons que vous trouverez du plaisir à partager ces moments privilégiés avec nous. En retour, nous attendons, de votre part, vos avis, vos commentaires et le récit de votre quotidien afin de vivre un véritable échange et rester en contact. Cécile et Olivier
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