Cécile et Olivier en voyage...
Nous arrivons enfin à quitter Melbourne. Direction Bell’s beach où se déroule une des épreuves de la coupe du monde de surf : le rip curl pro tour (pour les initiés). En France, vous connaissez cette épreuve grâce aux étapes de anglet, bayonne et hossegor. Pour sortir de Melbourne, nous avons à nouveau l’impression de devoir rouler très longtemps avant que la ville s’efface. Sur la route, nous nous arrêtons à une station service et olivier découvre fortuitement que la compétition a été déplacée à Johanna beach. Il n’y a pas de vagues suffisamment importantes à Bell’s beach ! Au lieu des 2 heures de route prévues, nous allons devoir rouler près de 4 heures. Nous quittons la route côtière pour couper au plus court par l’autoroute. En fait, c’est une route comparable à une nationale. Nous devons nous arrêter souvent sur le bas côté pour laisser passer tous les gens que nous avons bouchonné. On finit par arriver sur la bonne plage, avec une bonne dose de flair et de co-pilotage. En effet, il n’y a aucune indication ; c’est très étonnant pour une compétition de cette envergure. Nous sommes dirigés vers un champ pour se garer. On le voit de loin à cause des toits de toutes les voitures qui brillent au soleil. Nous devons ensuite longer la plage pour arriver au lieu de la compétition devant les tentes des organisateurs.

Juste à côté des professionnels, il y a une foule de surfeurs amateurs qui profitent des vagues juste au bord de la plage et ces vagues sont déjà très impressionnantes. Les compétiteurs sont plus au large, dans des vagues très impressionnantes et puissantes. Nous voyons de temps en temps les photographes plongeurs qui sont avec eux, en transparence dans les vagues. Comme on est en hiver, l’eau est glaciale et tous portent des combinaisons intégrales. Par contre, sur la plage, au soleil et à l’abri du vent, il fait très chaud. Les surfeurs s’affrontent deux par deux au cours de rounds qui durent 25 minutes. Ils sont notés sur chaque vague surfée. Le vainqueur est celui qui totalise le plus de points sur ses deux meilleures vagues.

Pour le public, assis sur la plage, les scores et les commentaires sont assurés par deux speakers plutôt relax. Par exemple, ça ne les dérange pas du tout de parler la bouche pleine de « snickers » sans oublier de remercier « snickers, partenaire officiel de rip curl pro tour » Quand il ne se passe rien sur l’eau, ils discutent entre eux librement. Parfois, le son est complètement coupé, mais ça n’affole personne. Ils sont juste contents quand ça revient. La discussion des commentateurs est régulièrement ponctuée de slogans du style « Victoria the place to be » et « Remportez tous les déchets que vous trouverez sur cette plage. Même si ce ne sont pas les vôtres. Cette plage nous a été prêtée par Victoria parks et doit restée aussi propre que nous l’avons trouvée. Victoria the place to be. Thanks also to Snickers » Ca leur vient tout naturellement comme une leçon bien apprise ! Le résultat de ces répétitions est que la plage est impeccable à la fin de la journée. C’est très impressionnant pour nous ! Nous voyons très bien à l’œil nu les évolutions des surfeurs dans les vagues. D’ailleurs, ça chahute beaucoup pour les surfeurs. Bien qu’ils soient tous professionnels, les chutes sont nombreuses et spectaculaires. Les vagues les plus grandes atteignent 3 mètres ! 
La compétition est d’un niveau élevé, car les meilleures notes atteignent plus de 9 points sur 10 possibles ! Les enchaînements réalisés par certains surfeurs sont puissants et très bien maîtrisés. On se sent très proches d’eux car il y a peu de monde sur la plage. Rien à voir avec la foule qu’on imaginait ! Lorsqu’ils sortent de l’eau après leur affrontement, ils passent au milieu des spectateurs avec leur planche sous le bras. Ils se laissent photographier volontiers avec les enfants et les jolies filles qui leur demandent. Ils signent aussi quelques tee-shirts. Il y a autant de spectacle dans l’eau pour Cécile avec les beaux surfeurs bien musclés, que sur la plage pour Olivier avec les jolies jeunes filles en maillot de bain malgré l’hiver. Nous ne nous ennuyons pas un seul instant et sommes tristes que la compétition s’arrête à 16 heures. Olivier fait près de 400 photos en une seule journée ! Vive le téléobjectif. Cette journée nous a tellement plu, que nous décidons de camper sur place en espérant voir la suite le lendemain, au même endroit. Les experts des vagues devront déterminer à 6h30 du matin si la compétition reste un jour de plus à Johanna ou si elle retourne à Bell’s beach.
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